• Jean-François Bélanger

Railcoop compte sur l’appui du secteur bancaire


25/05/2022 - A l’occasion de la rentrée dans les ateliers auvergnats ACC.m de l’une des deux premières rames acquises auprès la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Railcoop insiste sur la nécessité d’engagement du secteur bancaire à ses côtés, pour mener à bien son projet de réouverture de la ligne Bordeaux-Lyon et des autres lignes


Après deux reports de la date de réouverture de la ligne de chemin de fer entre Bordeaux et Lyon, le projet Railcoop avance cependant. Retirée du trafic SNCF, au bout de 20 ans de service, la première rame vient d’entrer dans les ateliers ACC.m pour démarrer une phase de diagnostic.


Trois mois après, Railcoop devrait être fixé sur les opérations à effectuer et les aménagements intérieurs à apporter à ces rames de 223 places, en particulier pour l’accueil des vélos. Elle devrait être opérationnelle à la fin de l’année.


A ce jour, la coopérative a acquis deux rames et, pour le démarrage du service entre Bordeaux et Lyon, il en faut six supplémentaires, plus une autre de secours. « Une règle de confidentialité exigée par la SNCF nous interdit d’en divulguer le montant », prévient Nicolas Debaisieux, directeur général de Railcoop.



Railcoop a besoin de 35 M€


Cependant, pour acquérir le reste de son parc, Railcoop évalue son besoin de financement à hauteur de 35 M€. « Notre fonctionnement depuis deux ans, ainsi que les deux premières rames ont été acquises sur nos fonds propres, mais aujourd’hui, nous avons besoin que le secteur bancaire s’engage à nos côtés », explique Nicolas Debaisieux.


Sans cela et sans ces rames, l’exploitant ne peut, à ce jour, s’engager sur une date de réouverture de la ligne Bordeaux-Lyon et pour les suivantes. Alexandra Debaisieux, directrice générale déléguée, reste cependant optimiste pour trouver une solution à court terme : « nous travaillons auprès de l’Etat et des Régions pour obtenir des garanties financières et nous sommes sur une levée de fonds mutualisée avec d’autres acteurs du secteur coopératif : Enercoop, Citiz, Mobicoop… ».


De son côté, Dominique Guerrée, président de Railcoop, insiste sur l’engagement des sociétaires, de plus en plus nombreux 12 000 à ce jour, dont les ateliers ACC.m qui viennent d’adhérer.


A ce jour, la coopérative emploie 39 salariés, à son siège de Figeac, dans le Lot, en Alsace, à Villeurbanne et à Vichy. Un recrutement est en cours pour les services de production et de sécurité ferroviaire, mais celui pour les services voyageurs a forcément été décalé.