• Michel Chlastacz

Quand l’Occitanie étudie la réouverture TER de Séverac-Rodez


15/10/2021 - On ne sait pas encore quel avenir va désormais se dessiner pour la (petite) ligne Séverac-le-Château-Rodez fermée au trafic depuis 2017.


Les États Généraux du Rail et de l’Inter-Modalité (EGRIM) et le « Plan Rail », respectivement organisés en 2016 et lancé en novembre 2020 par la région Occitanie, poussent à une réouverture.


Celle-ci bénéficie cependant d’une ambiance générale favorable, marquée par l’urgence des impératifs environnementaux qui mettent le mode ferroviaire en avant et incitent à la sauvegarde et à la modernisation des lignes capillaires de desserte TER.


Autant de raisons de fond qui incitent la région à étudier la relance de cet axe. Mais alors que les réouvertures de diverses lignes préconisées par les EGRIM sont d’ores et déjà actées dans le « Protocole d’accord-cadre » conclu entre la Région et la SNCF, Séverac-Rodez n’est pas (encore) inclue dans cette démarche, à la différence d’Alès-Bessèges, de Montréjeau-Luchon et d’une section de la ligne de la Rive Droite du Rhône (voir Mobilités Magazine).


La ligne Séverac-le-Château-Rodez (44,7 km) a été ouverte en 1880 par la Compagnie du Chemin de fer du Midi. Jusqu’en 1988, elle était l’un des maillons d’une desserte grandes distance entre Toulouse et Lyon via Saint-Étienne, Le Puy, Langogne et Rodez.


Abandonnée et remplacée jusqu’en 1992 par une liaison TER entre Toulouse et Millau. Avant la fermeture en raison de l’état de la voie, les circulations TER réduite au seul trajet Séverac-Rodez y étaient limitées à trois allers-retours journaliers peu fréquentés en raison de leur positionnement horaire et d’un manque de correspondances attractives.


On pourrait y voir l’exemple d’une petite ligne condamnée par l’immobilisme face au dynamisme politico(démago)- financier de la mise à 2 x 2 voies de la RN 88. Pour aboutir à l’idée de transformation de la ligne en « voie verte »...

Après les EGRIM la région Occitanie a toutefois lancé une « étude préliminaire enrichie » de réouverture [avec des liaisons Rodez-Séverac-Millau) et de modernisation d’un montant de 0,75 M€ qui, compte-tenu des délais et des financements ne sautait aboutir à une réouverture avant 2026.