• Michel Chlastacz

Le projet du TER à batteries est lancé dans cinq régions



29/01/2021 - En 2023, cinq rames de type AGC bi modes équipées expérimentalement de batteries seront en service dans cinq régions et sur sept lignes TER.


C’est ce qu’annonce le 25 janvier 2021 un communiqué des régions concernées (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie-Pyrénées-Méditerranée, Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur), de Bombardier Transport et de SNCF Voyageurs.


L’opérateur ferroviaire inclut cette démarche* dans son projet dit PLANETER avec d’autres expérimentations qualifiées également de « vertes », comme les rames à hydrogène, biogaz ou biocarburants et qui engageront les mêmes régions ainsi que d’autres.

Cette démarche est destinée à diminuer significativement les émissions carbone du système ferroviaire français totalise un investissement de 38 M€ partagé entre les régions (5,4 M€ chacune), la SNCF (6 M€) et Bombardier Transport (5,5 M€).


Une autonomie électrique de 80 km


La première rame sera traitée fin 2021 sur le site Bombardier de Crespin avec une opération « simple et peu coûteuse », selon Laurent Bouyer le président de Bombardier.


Une solution qui consiste à remplacer les deux moteurs diesel existants par un « pack » de batteries lithium qui se rechargeront sous caténaires là où les lignes en sont équipées. L’autonomie en mode batteries étant dimensionnée pour une distance de 80 kilomètres.


Ces modifications appliquées dans la foulée aux quatre autres rames seront suivies d’essais de validation pour une mise en service commerciale expérimentale dès 2023 sur les lignes régionales ciblées.


Il s’agira de lignes ou de relations qui totalisent 530 km, et possèdent comme caractéristiques communes, le mélange de sections électrifiées et de sections non électrifiées au départ et/ou à l’arrivée.


Il s’agit de Lyon-Bourg-en-Bresse en Auvergne-Rhône-Alpes. D’Abancourt-Beauvais-Creil dans les Hauts-de-France, une région dont le président Xavier Bertrand estime le potentiel de ces rames à 46 unités.


De Bordeaux-Morcenx Mont-de-Marsan, Bordeaux-Le Verdon (pourtant électrifiée de bout en bout !) et Bordeaux-Saint-Mariens-Saint-Yzan en Nouvelle Aquitaine, où Alain Rousset veut « la sortie du diesel en 2030 ».


De Nîmes-Aigues-Mortes-Le Grau-du Roi (photo) en Occitanie, où Carole Delga veut associer dans sa région les quatre type d’expérimentations prévues.


Et de Marseille-Aix en Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur, un axe qui sera « frugalement électrifié sur certaines sections et qui nécessitera neuf autres rames AGC converties », constate le Président Renaud Muselier.



* Les matériels diesel « purs » ou bi-modes électriques plus diésels représentent le quart des 2255 rames du parc TER de la SNCF. Elles circulent notamment sur les 48% de lignes non électrifiées du