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  • Michel Chlastacz

Plan de relance du siècle pour le rail portugais


train portugual

18/11/2020 - Retour du projet à grande vitesse Lisbonne-Porto avec une éventuelle extension vers l’Espagne, développement des corridors ferroviaires suburbains dans les grandes agglomérations, électrifications, réouvertures de lignes et construction de lignes nouvelles, création de terminaux fret, achats de matériels, etc.


Rien n’est oublié dans le Plan de relance du rail PNI 2030 qui a été présenté à la fin d’octobre 2020 par le gouvernement portugais. Un plan décennal qui vise l’horizon 2030 avec 16 projets à réaliser pour un montant total de 10,5 Mds€.


Certains de ces projets avaient d’ailleurs été étudiés au début des années 2000, puis abandonnés en raison de la crise de 2008 et de la politique d’austérité qui l’a suivie.


C’est principalement le cas de la mise à grande vitesse de la ligne Lisbonne-Porto (310 km), axe principal du réseau. Un investissement de 4,5 Mds€ qui permettrait aux rames pendulaires Alfa Fiat-Siemens d’y rouler à 225 km/h sur de longues sections au sud de Porto et de faire passer la durée du trajet de 2 h 35 aujourd’hui à 2 h 15.


La remise à niveau de la ligne préparerait son passage à 300 km/h et sa mise à l’écartement standard qui, associée à la construction d’une section nouvelle de Porto à la frontière et Vigo, relierait le réseau portugais à celui des LGV espagnoles.


Les projets de doublement, quadruplement et électrifications d’axes suburbains dans les agglomérations de Lisbonne et de Porto totalisent 290 M€ , tandis qu’un investissement de 210 M€ vise l’installation de l’ERTMS sur dix itinéraires.


Les électrifications totalisent 740 M€, notamment au profit de la ligne du Douro à l’est de Porto et de lignes frontalières. Un budget supplémentaire de 230 M€ est prévu pour électrifier d’ici 2025 l’ensemble de la ligne de l’Alentejo au sud de Lisbonne. Enfin, de 800 à 900 M€ seraient consacrés à la création de lignes.


Côté matériels roulants, les investissements totalisent 1,715 Md€, dont 680 M€ pour l’acquisition de 62 rames automotrices électriques de banlieue, et 650 M€ pour l’achat de 12 rames à grande vitesse (et 14 en option) aptes à la vitesse maximale de 300 km/h. S’ajoutent 385 M€ pour 55 rames automotrices électriques régionales.