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  • Pierre Cossard

L’OTRE toujours mobilisé


OTRE

12/02/2021 - Dans la continuité des annonces faite le 14 janvier visant à la mise en œuvre de nouvelles mesures d’aides exceptionnelles qui s’ajoutent au fond de solidarité, l’OTRE a saisi simultanément le 10 février 2021 le ministre de l’Economie des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, et le ministre délégué en charge des PME, Alain Griset.


L’objectif de l’OTRE est d’obtenir des mesures complémentaires spécifiques au profit des entreprises du secteur du transport routier de voyageurs.


Constatant que le transport routier de voyageurs reste un secteur très fortement impacté par la crise sanitaire qui dure depuis bientôt un an et plus particulièrement dans ses activités en lien avec le tourisme, l’OTRE rappelle aussi qu’il nécessite d’importants investissements matériels pour fonctionner.


Ces derniers représentent en effet à eux seuls 15 à 25% des charges des entreprises. Hormis le report des échéances d’emprunt qui n’a qu’un effet à court terme sur les trésoreries, aucune aide ne permet d’absorber réellement ces charges.


Cette mesure ne fait que différer les échéances de remboursement, alors que le matériel, lui, continue bel et bien de se déprécier alors qu’il ne fonctionne pas.


Indemniser les investissements


L’intégration sans limite des investissements en matériels dans les charges fixes indemnisables dans le cadre de ce dispositif (amortissements, crédit baux, locations financières) serait une mesure qui permettrait aux entreprises de répondre présentes au sortir de cette pandémie.


L’OTRE demande aussi que cette mesure ne soit pas limitée aux entreprises ayant un chiffre d’affaire supérieur à 1M€ par mois. La plupart des entreprises de transport touristique ou multi-activités n’atteignent pas ce seuil.


Par ailleurs, les entreprises des secteurs du tourisme, évènementiel, culture et sport (S1) auront accès au fonds de solidarité sans critère de taille dès lors qu’elles perdent au moins 50% de chiffre d’affaires.


Supprimer le seuil


Une entreprise du transport routier de voyageurs qui n’atteindrait pas ce niveau de perte, reste malgré tout lourdement touchée du fait du poids des charges d’investissement inhérents à la quote-part d’activité perdue.


L’OTRE rappelle qu’à ce stade, les entreprises du secteur ont souvent d’une part, des activités non conventionnées principalement le tourisme et les services occasionnels, et d’autre part, les activités conventionnées typiquement les lignes régulières ou les lignes scolaires. Le syndicat demande donc la suppression du seuil de perte de chiffre d’affaires…