• Michel Chlastacz

L’Occitanie va lancer un nouveau Plan Rail



27/10/2020 - Le 16 octobre 2020 à Montpellier, Carole Delga, présidente de la région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée, et Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF, ont présenté « leurs engagements en faveur de la restructuration du réseau ferroviaire et notamment des lignes de desserte fine du territoire ».

L’occasion de faire un premier bilan de la Convention TER Occitanie-SNCF signée il y a un an et concrétisée durant une année très difficile.

En dépit de la pandémie, « la qualité de service proposée désormais en Occitanie est exemplaire avec une hausse de la fréquentation* des trains de 13% durant l’été alors qu’au niveau nationale la baisse est vertigineuse (- 25%) et un taux de ponctualité qui augmente de six points en mois de deux ans, passant de 89,8% en 2018 à 91,9% de janvier à septembre 2020 ».

Outre ses objectifs plus généraux liés à l’extension du réseau LGV (Bordeaux-Toulouse et Nîmes-Perpignan) et au développement du fret ferroviaire, « la Région alerte depuis 2018 sur l’urgence d’intervention sur les lignes de desserte fie du territoire, nécessitant une mobilisation rapide des trois entités que sont l’État, la Région et SNCF Réseau ».

La remise à niveau de ces lignes nécessiterait un investissement de 1,6 Md€. « J’engage un Plan Rail de 800 M € (et) j’attend de l’État qu’il en fasse autant et qu’il transforme en acte les promesses du gouvernement dans le cadre du Plan de relance », a annoncé Carole Delga.

Pour sa part, Jean-Pierre Farandou, s’engage dans cette même ambition en affirmant que « si l’État s’investit au même titre que la région Occitanie, SNCF mettra les ressources d’ingénierie et humaines pour être à la hauteur de l’enjeu (et pour contractualiser) avec la Région une convention pluriannuelle d’objectifs sur la partie infrastructures et à créer (...) une agence régionale qui réunira une équipe durable et experte afin de travailler sur la planification et les chantiers de restructuration ».

Ce futur Plan Rail ambitionne, d’ici 2030, la remise à niveau et la modernisation de douze lignes ou sections de lignes (912 km) qui totalisent plus de la moitié de la longueur du réseau régional.

Un ensemble dont certaines composantes comme Langogne-Nîmes (ligne des Cévennes) et Clermont-Ferrand-Béziers (ligne des Causses) ont été partiellement traitées en urgence, ou qui le seront à terme tandis que d’autres sont depuis un moment en attente de travaux non moins urgents.

Alors que pour diverses portions de lignes il s’agit également de projets d’augmentation de capacité de capacités en raison de leur importance périurbaine comme dans le cas de la première partie de Toulouse-Auch.

Une partie importante des lignes concernées se situe dans l’ensemble ferroviaire du « Quart Nord-est toulousain ».

* La Région met en avant une progression de 60 % des trafics depuis 2002 et elle a l’ambition de faire passer la fréquentation des TER de 66 000 voyageurs/jour aujourd’hui à 100 000 en 2030.