• Michel Chlastacz

Nouveau coup de pouce du gouvernement belge pour la SNCB


gare d'arlon

01/11/2021 - Le 20 novembre 2021, dans le cadre de la rectification du budget, la coalition gouvernementale belge a voté une aide exceptionnelle de 250 M€ en faveur de l’opérateur ferroviaire fédéral SNCB et d’Infrabel, le gestionnaire des d’infrastructures ferroviaires nationales.


Une aide à verser sur trois ans, qui s’ajoute aux 168 M€ précédemment accordés pour « éponger » les pertes de service public liés à la pandémie, et font partie des 365 M€ d’aides et de crédits issus du Plan de relance européen.


La nouvelle aide vise à la fois à donner un « coup de pouce » à 26 opérations d’infrastructures actuellement en cours qui concernent l’amélioration de certains itinéraires fret* et voyageurs.


Mais elle veut aussi aider la relance des trains de nuit notamment la branche Bruxelles de la future liaison Amsterdam-Vienne que les ÖBB autrichiens doivent remettre en service prochainement.


La cible majeure concerne la modernisation des 226 km du grand axe à la fois national et international Bruxelles-Namur-Libramont-Arlon (frontière belge)-Luxembourg).


Avec, d’une part, l’amélioration des capacités de la section Bruxelles-Ottignies, une partie de l’axe qui doit être inclue dans le futur RER bruxellois.


D’autre part, des rectifications d’une partie des 150 courbes qui ponctuent la tortueuse section finale dans la traversée de l’Ardenne belge, plus la liquidation des nombreuses zones de ralentissement.


Il s’agit également de remédier aux insuffisances de la signalisation qui limitent la vitesse maximale sur la ligne à 130 km/h afin de la porter à 160 km/h sur les plus grandes longueurs possibles.


Enfin, il s’agit de poursuivre une véritable révolution électrique amorcée en 2007 en coopération avec les CFL (Chemins de fer Luxembourgeois) et avec des aides européennes.


Opération qui nécessite, en outre, d’importantes adaptations des ouvrages d’art et des gares, avec l’installation de la tension en 25 kV alternatif, entre Namur et Luxembourg, la section frontière belge-Luxembourg (18 km) ayant été à l’origine équipée du 3 kV continu, la tension traditionnelle de la SNCB, en 1956 et ré-électrifiée en 25 kV en 2018.


L’objectif est, d’ici 2027, de passer faire passer le temps de trajet entre Bruxelles et Luxembourg à 2 heures 30 au lieu de trois heures aujourd’hui.


 

* Adaptation des voies de garage ou de dépassement (et aux voies portuaires de Zeebrugge) aux trains de 750 m de longueur.