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  • Jean-François Bélanger

Lyon-Turin : l’UE plus motivée que la France


Lyon-Turin carte

12/04/2021 - Alors que la réponse à l’acte d’exécution concernant les voies d’accès du côté français, adressée par l’Union Européenne au gouvernement français, a été tardive et jugée non convaincante, l’instance de Bruxelles vient cependant d’accorder au projet Lyon-Turin un budget supplémentaire de 2,5 Mds€.


A l’automne dernier, l’Union Européenne adressait aux deux gouvernements français et italiens un acte d’exécution concernant les voies d’accès au tunnel transfrontalier.


Elle souhaitait obtenir des garanties pour que ce projet inscrit dans le corridor Algesiras et Madrid-Budapest, présente des performances non altérées par des accès dégradés à l’ouvrage principal, de part et d’autre des Alpes.


Si la réponse de l’Italie a été rapide et adoptée par la Commission Européenne, c’est tout le contraire pour la France, qui a finalement répondu en janvier dernier, sans pour autant convaincre les instances européennes. Selon nos informations, des explications complémentaires sont demandées à la France par Bruxelles, toujours concernant ces voies d’accès.


Accélérer la programmation des voies d’accès françaises


Ce contretemps n’a cependant pas empêché le projet dans son ensemble d’enregistrer une hausse de l’engagement communautaire.


Celui-ci passera de 40 à 50% avec, en prime, un bonus de 5% accordé en raison d’un maitre d’ouvrage unique et bi-national, TELT.


Sur le coût de l’ouvrage principal transfrontalier, estimé à 8,6 Mds€, la part de l’Italie sera ramenée ainsi à 2,4 milliards et celle de la France à 1,8 milliard. Et, pour ce qui est des accès côté France, l’apport européen s’élèvera au-delà des 2 milliards. Encore faudra-t-il que l’on s’entende sur le tracé.


Pour autant, la pise en compte du Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnais dans les derniers cheminements de l’Etoile Ferroviaire Lyonnaise est une bonne chose.


D’où la réaction du président du Comité pour la Transalpine, Jacques Gounon : « L’Europe confirme des efforts sans précédent à la hauteur des enjeux écologiques et économiques. Il est essentiel que l’Etat saisisse dès maintenant cette opportunité pour accélérer la programmation des voies d’accès français ».