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  • Jean-François Bélanger

Lyon-Turin : trois solutions en débat pour la partie française



05/01/2021 - Si la partie transfrontalière du chantier est engagée, ce sont les accès français au tunnel qui trainent aujourd’hui les pieds. Après qu’un Acte d’Exécution vient d’être réceptionné par le ministère des Transports, en provenance de la Commission Européenne, le préfet de la Région Auvergne-Rhône-Alpes vient de recevoir les différentes parties prenantes concernées par les différents tracés.


C’est à l’horizon 2030 que devrait voir le jour le tunnel transfrontalier du Lyon-Turin qui, avec 57,5 kilomètres de long, est la pièce essentielle de ce projet européen.


Mais il doit être complété depuis l’Italie et depuis la France par des voies d’accès pour que les performances de cet équipement ne soient pas péjorées par des installations obsolètes.


Du côté italien, il est convenu que les 70 kilomètres de lignes seraient adaptés, avec une mise en service concomitante avec celle du tunnel.


Du côté français, la situation n’est pas claire. Certes, la distance depuis Lyon est plus importante. Les 190 kilomètres de voies nouvelles jusqu’à la Savoie ont bien été déclarées d’utilité publique (DUP) depuis 2013, mais c’est le statu quo depuis !


Bien que le tunnel soit entré dans une étape irréversible, il semblerait qu’en coulisse, des représentants du lobby routier notamment, continuent de parier sur son échec.


Or, les voies d’accès représentent un sujet crucial. Elles sont garantes de la performance de l’ensemble, censées contribuer à la fois à son efficacité économique et à sa capacité de faciliter le report modal et donc de l’équilibre écologique qui l’accompagnera à travers le massif alpin.


Un choix de deux tracés retenus au premier trimestre


La Commission Européenne l’a bien compris, adressant en novembre dernier cet Acte d’Exécution. La réunion préfectorale vient de se tenir à Lyon dans ce contexte.


Dans le cadre de la DUP de 2013, sur cinq tracés, trois se distinguent, associant les fonctionnalités fret et voyageurs. A l’issu de la réunion, il a été convenu que les élus devront acter le choix de seulement deux tracés dans le courant de ce premier trimestre.


Ils feront ensuite l’objet d’études d’exploitation poussées en vue du choix final au plus tard en 2023. Mais il semble désormais acquis que ces tergiversations ne conduisent à une livraison des voies d’accès au tunnel, pour sa partie française, vraisemblablement pas avant 2032/2035.