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  • Jean-François Bélanger

Lyon : les tramways et la piétonisation sont en marche

30/03/2021 - Après l’ouverture de la septième ligne de tramway (T7), en février dernier, vient d’être inauguré le prolongement de la deuxième ligne T2 de la gare de Perrache jusqu’à Confluence, nouveau quartier du sud lyonnais.


Dans le même temps, l’expérimentation de la première piétonisation partielle d’une voie, le cours Charlemagne, vient de débuter dans une situation particulière.


Inauguration du nouveau terminus du T2.
Inauguration du nouveau terminus du T2.

Le mode tramway a le vent en poupe à Lyon. D’ici la fin de l’actuelle mandature, ce sera pas moins d’une dizaine de lignes qui sillonneront l’agglomération.


Le prolongement du T2 vers le quartier de Confluence est en fait un exercice de rattrapage effectué pour coller à la montée en puissance de ce quartier en terme d’emplois et de population, et donc de demande de déplacements.


On se souvient qu’à une certaine époque, c’est le mode métro qui avait été envisagé, avant d’être abandonné au profit du tramway.


Aujourd’hui, ce sont donc deux lignes à haute fréquence sur la même infrastructure entre Perrache et Confluence qui le desservent, apportant une capacité supplémentaire de 50%. Il aura fallu un investissement de 11,8 M€.


Expérimentation de la piétonisation en période de confinement…


Dans le même temps, vient de démarrer l’expérimentation de la piétonisation d’une partie du cours Charlemagne, pénétrante sud de l’agglomération lyonnaise, justement au niveau de Confluence.


Cette mesure prévoit le détournement vers d’autres voiries d’un trafic automobile difficilement estimable. Elle consiste en un aménagement au profit des piétons et des cyclistes, de végétalisation de l’espace avec plantation d’arbres, d’espaces ludiques et de détente…


Cet espace urbain a vocation de participer à limiter les effets de la canicule, de tempérer les « îlots de chaleur », de limiter la pollution sur la zone, et doit servir de prototype pour être dupliquée sur d’autres voiries en cas de confirmation.


Pourtant, prévue sur trois mois, on peut s’interroger sur la pertinence de cette expérimentation, au moment où cette agglomération du Rhône vient d’entrer pour quatre semaines dans une période de confinement, qui s’ajoute au principe du couvre-feu, alors que les centres commerciaux sont fermés et que la plupart des emplois tertiaires, nombreux sur la zone, sont assurés en télétravail…