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  • Jean-François Bélanger

Lyon au cœur du dispositif ferroviaire de demain

09/06/2021 - Le retour des trains de nuit ainsi que le rapport sur l’avenir des Trains d’Equilibre du Territoire (TET) réalisé par la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer (DGITM), placent Lyon au cœur du développement envisagé du transport ferroviaire.


Très médiatisé, le retour du train de nuit depuis le mois de mai entre Paris et Nice illustre la volonté du gouvernement de recourir davantage au transport ferroviaire, conformément à ses engagements environnementaux.


La gare de Lyon Part-Dieu à ce jour.

Jusqu’alors, l’offre des trains de nuit n’était composée que des lignes Paris-Briançon et Paris-Rodez/Latour-de-Carol. De 551 gares desservies par des trains de nuit en 1981, la France était passée à 5 en 2020. Si le Paris-Nice passe par Lyon et la vallée du Rhône sans s’y arrêter, de nombreux autres projets ciblent Lyon (voir à ce sujet Mobilités Magazine N°49).


La DGITM prévoit en effet un véritable réseau de trains de nuit de plus d’une dizaine de lignes. Il se constituerait autour de quatre corridors, dont deux impacteraient directement Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes : Dijon-Marseille et Tours-Lyon.


Ce réseau domestique serait aussi complété par plusieurs lignes à destination de l’Europe : à destination de Madrid, Florence, Rome, Hambourg ou encore Copenhague.


L’idée étant d’avoir un nombre de lignes de trains de nuit suffisant pour créer un « effet réseau », capable d’accueillir près de 5,7 millions de voyageurs par an (3,5 millions pour les lignes intérieures et 2,2 millions pour les lignes internationales). Les études montrent que le report modal vers le train nuit permettrait de diminuer de 95% les émissions de CO2 liées à ces déplacements, ce qui n’a pas manqué d’être accueilli favorablement par le Réseau Action Climat qui, aussitôt, « demande au gouvernement et aux parlementaires de mettre en œuvre ces recommandations ».