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  • Michel Chlastacz

LGV Bordeaux-Toulouse financée, travaux lancés en 2024


Train gare de Toulouse Matabiau

30/04/2021 - Le double « coup de gueule » de Carole Delga et de Jean-Louis Moudenc a donc porté ses fruits. À l’annonce du financement par l’État à hauteur de 40% de la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur (voir Mobilités Magazine du 26 avril 2021), la présidente de la région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée et le maire de Toulouse avaient aussitôt réagi de concert en demandant « l’équité » pour la LGV Bordeaux-Toulouse dont le projet est plus avancé puisque la DUP avait été prononcée en 2016.


Le 28 avril 2021, un courrier signé du Premier ministre Jean Castex leur annonçait que l’État allait apporter 4,1 Mds€ au projet de Ligne à Grande Vitesse entre Bordeaux et Toulouse* dont le coût atteint 7,5 Mds€.


Dans ces conditions, les discussions sur le co-financement avec les collectivités territoriales concernées devraient se conclure à la fin de l’année pour mettre en place une « Société de projet » impliquant les partenaires. Ce qui permettrait de lancer les travaux dès 2024 pour une mise en service en 2030.


Le projet de LGV Bordeaux-Toulouse consiste en la construction de 200 km d’infrastructures nouvelles parcourables à 320 km/h entre Bègles au sud-est de Bordeaux et Castelnau-d’Estrétefonds à 19 km au nord de Toulouse.


La section sur ligne classique Bordeaux-Bègles sera mise à trois voies et Toulouse-Castelnau quadruplé. Le tracé passe au sud de Marmande, rejoint les abords de la ligne existante au sud d’Agen et la coupe au sud de Montauban.


Deux gares nouvelles en connexion avec la ligne classique sont prévues près d’Agen et aux abords de Montauban avec des emplacements à finaliser.


La LGV permettrait de relier Paris et Toulouse en trois heures et Toulouse à Bordeaux en une heure soit un gain d’une heure. Et les aménagements Bordeaux – Bègles et Toulouse-Castelnau apporteront de nouvelles capacités aux trains périurbains.


* Le Premier ministre évoque également la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan avec le lancement de l’enquête publique de la section Montpellier-Béziers avant la fin de 2021 pour une DUP en 2022 ainsi qu’un financement dans les mêmes proportions (40% État, 40% Collectivités et 20% Union europénne).