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  • Michel Chlastacz

Les trains de Trenet


Trenet

24/03/2021 - « Dans la petite gare le sémaphore appelle ces gens/Tous ces braves gens/De La Varenne et Nogent... », chantait en 1947 dans Revoir Paris (1947) Charles Trenet de retour du Canada et revenant à sa maison des bords de Marne à La Varenne.


Un quartier de Saint-Maur-des-Fossés alors desservi par le petit train de la Bastille. Un train dont l’image avec ses voitures en bois à étages embrumées par la vapeur ouvrait le premier film de René Clair en 1929. Nogent, eldorado du dimanche.


Le « Fou chantant » dont on célèbre cette année le vingtième anniversaire de la disparition, a très souvent célébré la magie du train.

Il affirme même « J’aime les passages à niveau/Et leur maison sous le lierre/J’aime cueillir des coqu’licots sur la bouche des garde-barrières/J’aime les disques et les signaux/Et les poteaux télégraphiques/Et quand je suis sur mon vélo/Dans la campagne magnifique/Je fais la course avec le train [...] Et c’est un beau voyage sans fin, sans fin » (Je fais la course avec le train, 1943).


La varenne. La gare

Et si, dans Y’a de la joie (1937), il s’aperçoit que « Miracle à la station Javel/On voit le métro qui sort de son tunnel [et qui] court à toute vapeur », mais c’est un rêve.


Car on sait que « Dans le train de nuit il y a des fantômes/ Qui me sourient quand nous passons sur les prairies/Dans le train de nuit il y a des royaumes/Et puis du bruit et Paris au bout de la nuit » (En quittant une ville, 1938).


Et si La Mer (1943) « qui a bercé son cœur pour la vie » n’évoque pas le train, ce titre universellement célèbre a été écrit... dans un train entre Montpellier et Sète, rappelle Jacques Pessis, biographe du poète.