• Jean-François Bélanger

Les taxis parisiens veulent défendre leur part de chaussée


25/08/2021 - Plusieurs syndicats de taxis parisiens contestent les pressions exercées par les Véhicules de Transport avec Chauffeur (VTC) pour se voir accorder l’accès à la Zone à Trafic Limitée (ZTL) du centre de Paris. Ce qui aboutirait, selon eux, à maintenir l’engorgement de l’espace public.


Dans l’optique affichée de la mairie de Paris de réduire l’espace occupé par les voitures et sécuriser les déplacements des piétons, cyclistes et usagers des transports en commun, les taxis souhaitent faire entendre leur voix et surtout ne pas se faire déborder par les VTC.


Selon plusieurs syndicats de taxis, « la maîtrise du trafic n’est pas compatible avec un accès à la ZTL et serait préjudiciable à l’ensemble de la collectivité ».


Dix ans après la dérèglementation, les taxis veulent défendre leurs positions. Les syndicats s’appuient sur une étude de l’OCDE qui démontre que 5% seulement des trajets de VTC effectués en France dans les grandes villes remplacent la voiture individuelle, quand 45% de ceux-ci détournent les usagers des transports en commun.


Une autre étude de Scheller Consult, aux Etats-Unis cette fois, montre que depuis l’arrivée des VTC, le nombre de kilomètres parcourus par les voitures en ville, a doublé. Loin de faciliter une mobilité plus apaisée, partagée et respectueuse de l’environnement au bénéfice de la collectivité, les plateformes de VTC provoquent de nouvelles nuisances au sein des villes : pollution, bouchons, stationnement sauvages…


Eviter les débordements


A contrario, les syndicats de taxis notent que les cours d’appel de Versailles, puis de Paris ont rappelé que la licence de taxi contribuait à la lutte contre la congestion urbaine.


Alors que la carte professionnelle des VTC ne coute que 208 €, la licence de taxi justifie les devoirs et leurs droits, comme la limitation aux seuls taxis de l’accès aux voies réservées.


Ils soulignent que les VTC n’ont pas de signes distinctifs, ce qui créerait une confusion avec l’ensemble des véhicules des particuliers et rendrait les contrôles impossibles. Accorder l’accès à la ZFL du centre de Paris aux VTC entraînerait immanquablement des débordements, selon eux…