• Jean-François Bélanger

Les mobilités actives sont bonnes pour la santé


18/08/2021 - Dans le cadre du projet européen « Interreg Alpine Space », une opération a été menée à Lyon en 2020 pour tester et valider des dispositifs incitant à la pratique des mobilités durables. Avant une autre expérimentation à Annecy, ses résultats ont été communiqués cet été.


L’agence régionale Auvergne-Rhône-Alpes Energie Environnement, avec ses partenaires : la Métropole de Lyon et le Grand Annecy ont mené une expérimentation originale dans le cadre du projet européen « Interreg Alpine Space », avec pour objectif de tester et de valider les dispositifs incitant à la pratique des mobilités durables.


Ce projet européen baptisé Melinda est financé à hauteur de 1,8 M€ pour la période 2018/2021, et a impliqué une cinquantaine d’agents volontaires de la Métropole de Lyon.


Baptisée « 1 000 bornes, six mois pour changer de comportement de mobilité », elle a été réalisée tout au long de l’année 2020.


Chacun d’eux s’est vu remettre une montre connectée permettant de mesurer l’activité physique quotidienne. Ils ont tous bénéficié d’une visite médicale en début d’expérimentation puis une autre à la fin, au sein du service de médecine du sport à l’hôpital de Lyon-Croix-Rousse.


Ils ont aussi répondu à deux questionnaires destinés à une évaluation qualitative de cette expérience. Avec un usage moindre de la voiture et des transports en commun pour les trajets domicile-travail, les montres ont témoigné que le nombre moyen de pas est passé de 68 184, en juin, à 80 862, en octobre 2020.


« Moins essoufflé, moins fatigué, gain d’énergie, un effet positif sur le moral, une meilleure gestion du stress… », autant de constats qui ressortent des analyses des réponses.


Ces résultats attestent donc bien que la pratique de la marche à pied ou du vélo est positive pour la santé et le bien-être. Ce sont autant d’arguments supplémentaires pour la promotion du vélo et de la marche à pied, plutôt que la voiture individuelle et les transports en commun.


Cette première approche doit être complété, dans le Grand Annecy, auprès du grand public cette fois et non auprès des collaborateurs des collectivités. Mais compte tenu de la situation sanitaire actuelle, celle-ci a été repoussée.