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  • Jean-François Bélanger

Les Engins de Déplacements Personnels Motorisés confirment leur percée


04/05/2021 - La crise sanitaire a fait émerger de nouveaux comportements avec l’amplification de nouvelles mobilités. En substitution ou en complément des transports en commun, les utilisateurs d’Engins de Déplacement Personnels (EDPM) sont de plus en plus nombreux. La France vient de dépasser les deux millions d’utilisateurs de trottinettes électriques.


Le baromètre 2020 de la Fédération Professionnelle de la Micro-Mobilité (FPMM), le confirme : en 2020, le marché des EDPM a connu une hausse de 7,1% en valeur pour atteindre les 291 M€.


En nombre d’unités vendues (1 635 000), ils affichent une hausse de 1,2%. Sur cette augmentation, la trottinette électrique se taille la part du lion, avec une croissance de 34% en volume et de 8,2% en valeur. Celle-ci se créé au détriment de la trottinette mécanique.


Si cette dernière reste prédominante, avec 851 000 appareils vendus en 2020, elle a enregistré une baisse de ses ventes de 15,8%, pour un chiffre d’affaires en légère progression de 2,6%. Mais si l’on ajoute ces deux véhicules, ils représentent désormais à elles seules 89% du marché en valeur et en volume, même si l’on observe une hausse de 12% des ventes d’hoverboards (94 000).


Un nouveau secteur économique


Aussi bien pour les professionnels que pour les particuliers, la crise sanitaire impacte donc les pratiques du marché de la mobilité. Côté utilisateur la FPMM distingue plusieurs catégories d’acheteurs de trottinettes électriques, en fonction du prix du matériel : des utilisateurs primo-accédants pour des achats de découverte de moins de 300 €, des utilisateurs pour un usage intermodal occasionnel pour des achats jusqu’à 500 €, des utilisateurs réguliers et intensifs pour des achats jusqu’à 800 € et des utilisateurs soucieux de performance et de confort pour des achats au-delà de 800 €.


« L’expansion de la micro-mobilité a fait apparaître de nouveaux métiers, notamment dans le domaine de la réparation et de la seconde vie. Elle offre de nombreuses opportunités d’emplois et compte désormais d’un point de vue économique et environnemental », se réjouit Fabrice Furlan, président de la FPMM.