• Jean-François Bélanger

Les Connecting Europe Days 2022, du 28 au 30 juin, à Lyon


Jacques Gounon, président de La Transalpine et co-directeur de l’Institut Montaigne.

22/04/2022 - L’annonce en a été faite durant la semaine pascale par la Commission Européenne : les Connecting Europe Days auront lieu à Lyon du 28 au 30 juin prochain. Ils seront la tribune idéale pour constituer une étape décisive dans le choix des voies d’accès au Lyon-Turin, côté français.


Toujours en l’attente du choix du scenario pour les voies d’accès au tunnel transfrontalier, côté français, la Commission Européenne a choisi la ville de Lyon pour l’organisation du 28 au 30 juin prochain de cet événement biennal. Vraisemblablement, les Connecting Europe Days se dérouleront doc à la Cité Internationale de Lyon.


Leur dernière édition, qui devait se dérouler en Croatie en 2020, avait été annulée en raison de la crise sanitaire. Cette manifestation se situe en lien avec la présidence française du conseil de l’Union Européenne.


Elle devrait rassembler entre 2 et 3 000 participants : acteurs publics et économiques, experts… avec notamment la réunion des 27 ministres des Transports de l’Union Européenne.


Elle va forcément donner lieu à un coup de projecteur sur le chantier du Lyon-Turin, le premier chantier européen d’infrastructure de mobilité bas carbone, pour les voyageurs et les marchandises, inscrit dans le plan de financement du Green Deal.



La Transalpine monte au créneau


Or, à ce jour, alors que l’Italie a déjà fait part de ses choix de son côté, la France n’a toujours pas communiqué à l’Europe le scénario retenu pour les voies ferrées d’accès à l’ouvrage transfrontalier. C’est même la réhabilitation de la ligne classique, entre Dijon et Modane, qui tiendrait la corde.


Un choix contesté par certains, au premier rang desquels figure le comité La Transalpine, qui prône la construction de voies nouvelles, éligibles donc aux financements communautaires.


Pour faire avancer ses positions et accélérer les prises de décision, La Transalpine a même interpellé, fin mars, le gouvernement français, pour solliciter une meilleure gouvernance du projet. Celle-ci passerait par la désignation d’un « délégué interministériel », en charge du Lyon-Turin, à l’image de ce qui s’est fait de l’autre côté des Alpes.


Plus récemment, en pleine campagne présidentielle, l’Institut Montaigne vient de publier un rapport. La première de ses orientations porte sur le renouvellement de la gouvernance des transports vers plus d’autonomie laissée aux collectivités territoriales, la deuxième plaide pour une orientation des financements vers des mécanismes plus incitatifs, et la troisième incite à prioriser les investissements avec un effort massif vers le ferroviaire.


La Transalpine se réjouit de la tenue de cette manifestation à Lyon. Elle devrait permettre de limiter un retard que le projet global risque d’enregistrer avec notamment une diminution des performances du tunnel si ses voies d’accès ne sont pas réalisées au moment de sa livraison prévue en 2030.