• Jean-François Bélanger

Le Sytral reprend la main pour le téléphérique lyonnais

17/11/2021 - Alors que la consultation publique concernant le projet de téléphérique entre Francheville et Lyon, vient de démarrer pour se dérouler jusqu’au 15 février prochain, le Sytral a précisé la teneur de ce projet, alors que jusque là ce sont surtout les opposants qui se sont fait entendre.


Patrick Romestaing et Bruno Bernard au Sytral, ce 15 novembre.

Des six projets du plan de mandat du Sytral : prolongement de la ligne B du métro, prolongement ou création des lignes de tramway T 6, T9 et T10, la ligne BHNS sur l’est lyonnais, le projet du téléphérique entre Francheville et Lyon est assurément celui qui est le plus discuté.


Pour bien lancer cette concertation qui bénéficiera du regard de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), qui a mandaté deux garants, le président Sytral a convié les maires des communes concernés en ce premier jour de la concertation.


Les maires de Lyon 2e, de Sainte-Foy-Lès Lyon et de Tassin, qui avaient pris les devants en contestant fermement ce projet sur la base de sondage organisés par leurs soins dans leurs communes et très hostiles à ce dernier, ont décliné l’invitation.


Figuraient cependant l’association Touche pas à mon ciel, représentée par Patrick Romestaing, ouvertement hostile elle aussi mais qui prône le respect du dialogue.


Un BHNS en plan B ?


Nouveauté dans la démarche, outre les quatre fuseaux proposés par le Sytral depuis Francheville : vers le Palais des sports de Gerland, vers le stade de Gerland, vers Gerland-Jean-Jaurès ou vers Lyon-Perrache, est mis en comparaison un système de Bus à Haut Niveau de Service sur ces quatre itinéraires.


L’initiative reste cependant floue. En dehors d’un coût sensiblement inférieur (entre 88 et 114 M€, contre entre 150 et 165 M€, selon les différentes options), le nombre de voyageurs n’a pas été modélisé.


Celui du téléphérique oscille entre 8 à 20 000 voyageurs par jour, alors que la demande de déplacements s’établit aujourd’hui à 170 000 et est projetée au-delà des 200 000 à l’horizon 2030.


Mais ce sont justement les contraintes imposées par le relief qui ont empêché les transports en commun de surface d’être efficaces. Avec 65% pour Francheville et 54% pour Sainte Foy-les-Lyon, la part modale de la voiture est plus importante qu’ailleurs dans la Métropole.


Dans ces conditions, quel sera l’intérêt du BHNS, sinon d’être un faire valoir pour le projet du téléphérique, alors qu’il est clair que la plupart des opposants voient dans ce téléphérique une alternative à la cinquième ligne de métro qui n’est cependant pas exactement calée sur les mêmes itinéraires.