• Michel Chlastacz

Le nord de l’Angleterre oublié de la future LGV-HS2


02/12/2021 - La décision, prise déjà depuis longtemps, n’a pu être tenue secrète en raison de ses retombées politiques régionales.


Pour des raisons de coûts (et de la suppression des aides européennes ?), le couperet est tombé le 22 novembre 2021 quand Grant Sharps, secrétaire d’État britannique aux Transports, a annoncé à la Chambre de Communes que la future ligne à grande vitesse britannique dite HS 2 (comme High Speed 2) au départ de Londres Euston n’ira pas plus au nord que Birmingham et Manchester.


Pourtant, le projet d’origine, et très officiellement adopté, visait des cibles situées plus au nord, jusque vers Sheffield et Leeds, voire York, avec un raccordement à l’ouest sur la ligne dite WCML (West Coast Main Line*) à Crewe ou à Wigan, et un autre à l’est sur la ligne jumelle dite ECML (East Coast Main Line*).


La décision d’abandonner la construction de la branche Est (Wolverhampton-Sheffield-Leeds) a comme prévu provoqué de vigoureuses protestations des élus du Yorkshire et des Midlands, qui estiment être sacrifiés par ce changement.


Alors qu’ils voyaient une chance de relance pour leurs deux régions dans les nouvelles lignes qui auraient relié Leeds, Manchester et Liverpool.


 

* Ces deux lignes ont illustré aux XIX et XXe siècle la « Course à l’Écosse » à laquelle se livraient les compagnies ferroviaires britanniques concurrentes du LNER (London & North Eastern Railway) et du LMS (London Midlands & Scottish).