• Michel Chlastacz

La nouvelle coalition allemande donne la priorité absolue au rail


gare Berlin

10/12/2021 - Le 24 novembre 2021 à Berlin, Völker Wissling, le nouveau ministre fédéral des Transports, a présenté le programme gouvernemental dans le domaine des transports.


Ce ministre de la coalition politique allemande issue des dernières élections, qui réunit le SPD, les Verts et les Libéraux, présentait donc un programme transports issu des réflexions de vingt-deux commissions spécialisées réunissant les représentants et les spécialistes des trois partis alliés et qui auront travaillé durant plus de deux mois.


« Pour la première fois, une coalition gouvernementale, met en avant la priorité du rail par rapport à la route dans les investissements à venir [ce qui] est un signal encourageant pour le changement dans les trafics », a estimé Dirk Flege, directeur de Pro-Rail Alliance, le principal groupe de soutien au transport ferroviaire en Allemagne.


Les objectifs visés sont ambitieux ; avec un accroissement de 25% des volumes transportés par le mode ferroviaire d’ici 2030 grâce à la conjonction de la rapide mise en place du « Deutschland Takt », l’horaire cadencé national, et d’importants investissements d’infrastructures afin d’aboutir à que 75% du réseau soit électrifié.


Il s’agirat aussi de développer une fiscalité qui associera baisse des péages ferroviaires et différenciation des taxes CO2 entre les différents véhicules avec un fort accroissement pour les plus lourds.


Plus concrètement, la coalition veut accroitre les échanges ferroviaires transfrontaliers et développer les offres de trains de nuit.


S’ajoute le refus d’une nouvelle séparation des fonctions du groupe Deutsche Bahn, un projet du précédent gouvernement mais qui avait été aussi un sujet de divergences entre les partis aujourd’hui coalisés durant la campagne électorale.


L’unité du groupe DB et la propriété de l‘État seront maintenues, alors que DB Netz (équivalent de SNCF-Réseau) regrouperait les activités de gestion des gares et celles des services aux opérateurs ferroviaires.


Mais, en guise de contreparties, le gouvernement exigera ici « plus de transparence », particulièrement en ce qui concerne l’utilisation des subsides fédéraux, comme sur tout ce qui touche à l’indépendance du gestionnaire d’infrastructures...