• Michel Chlastacz

La « mission RER » pour Toulouse (suite)


train RER Toulouse

14/05/2021 - Le 6 mai 2021, a été lancé la « mission d’amélioration de la gouvernance des mobilités à l’échelle de l’aire urbaine de Toulouse ».


Il s’agirait de proposer une offre attractive complète et coordonnée sur la base d’un débat qui sera mené d’ici à l’automne entre l’État, la Région, la Métropole et les acteurs publics et privés de la mobilité.


Dans ce contexte, le projet de « Service express Métropolitain » porté par la Région devra se faire en cohérence avec la troisième ligne de métro pour laquelle l’État (200 M€) et la Région (150 M€) apportent leur participation.


La Région propose que l’ensemble soit porté par l’Agence qui participera au projet de LGV Bordeaux-Toulouse.


D’autant que la partie nord d’un éventuel RER toulousain (Toulouse-Castelnau d’Estrefonds) est conditionné au quadruplement de cette section (26 km) dans le cadre de la préparation de la LGV Bordeaux-Toulouse, une opération baptisée AFNT comme « Aménagements Ferroviaires Nord de Toulouse ».


Ce système permettra une offre cadencée au quart d’heure durant les heures de pointes du matin et du soir au lieu de trente minutes au mieux aujourd’hui.


Dans une agglomération dont l’aire d’influence s’étend jusqu’à 30 km du centre ville, donc très au-delà de la zone de pertinence des seuls transports urbains, et alors que la population croit de 10 000 habitants par an, la nécessité d’un système ferroviaire de type RER se révèle incontournable à terme.

Cette idée a été fortement portée durant ces dernières années par le collectif « Rallumez l’Étoile » (ferroviaire) et elle est soutenue par 64 maires de la périphérie toulousaine.


Un mouvement suivi par la région et qui a finalement balayé les réticences initiales du maire de la ville-centre, un moment totalement concentré, voire obnubilé, par son projet structurant de troisième ligne de métro (27 km, 21 stations et 2,7 Mds€) qui sera construite de 2022 à 2026-2028.


Toutefois, en sus du quadruplement évoqué de la section nord, la mise en place d’un système de type RER toulousain devrait impliquer une série de travaux d’infrastructures sur les autres branches.


À l’ouest vers Colomiers - voire vers Brax-Leguevin (ligne Toulouse-Auch) - et à l’est vers Saint-Sulpice-du-Tarn (ligne Toulouse-Albi-Rodez), avec, pour ces deux sections, une éventuelle électrification.


Ailleurs, il s’agirait essentiellement de renforcements de capacités et de création d’arrêts supplémentaires en zones urbaines et péri-urbaines.


Au sud vers Muret et Auterive (lignes Toulouse-Tarbes et Toulous-Foix) comme au sud-est vers Villenouvelle (ligne Toulouse-Carcassonne), cette dernière branche de l’Étoile étant en correspondance à Labègue avec le terminus sud de la future troisième ligne de métro.