• Michel Chlastacz

La ligne de la Bresse, un objet de débats aux élections législatives


20/06/2022 - Un vrai exemple de débat sur les transports ferroviaires en zone rurale ?


L’association « SOS TER de la Bresse », qui avait alerté les candidats aux élections législatives sur les problèmes de la ligne Dijon-Louhans-Bourg-en-Bresse* a publié les réponses des deux prétendants restant en lice au second tour dans la 4e circonscription de Saône et Loire (Est du département). Éric Michoux (Nouveau Centre-UDI-Les Républicains) et Cécile Untermaier (Nupes-Parti Socialiste), qui est la députée sortante.


Des réponses à des questions portant sur les moyens financiers et les impulsions que doit apporter l’État aux services ferroviaires en zones rurales, sur les tarifs ferroviaires et sur la pérennité des guichets dans les gares.


Il y avait deux questions plus ciblées concernaient la « ligne de la Bresse », jugée délaissée par l’association. La première interrogeait sur les solutions préconisées par les candidats pour que « la ligne de la Bresse ne soit plus une variable d’ajustement de la SNCF et garantisse des trains et des horaires respectant les contraintes [...] des utilisateurs ».


Alors que la seconde portait sur la création « de liaisons directes avec Paris (via Dijon) et avec Lyon et Genève (via Bourg-en-Bresse) ».


Au-delà des réponses aux questions générales qui ont notamment porté sur le rôle des élus dans la négociation des volets Mobilité des futurs CPER, les deux candidats ont traité précisément les questions qui concernaient la ligne.


Éric Michoux estime que la ligne « a besoin d’une meilleure et plus large répartition des horaires notamment aux heures de pointes [comme d’un] respect régulier des horaires planifiés », et soutient également les propositions de correspondances dans la mesure où « pour atteindre la gare TGV du Creusot le temps de trajet en voiture entre Louhans et la gare TGV est presque aussi long qu’une liaison directe en train entre Le Creusot et Paris ».



Pour Cécile Untermeier, « cette ligne est la principale infrastructure d'aménagement du territoire en Bresse [donc] le renforcement du cadencement, la mise en cohérence des horaires des TER avec ceux des TGV sont autant d'actions nécessaires [à son] développement » [Comme] « en témoigne le succès de la ligne Dijon-Lyon dont les communes environnantes de Tournus et de Chalon-sur-Saône voient leur population augmenter du fait de Ia proximité de gares et d'offres suffisantes ».


Aussi, « deux allers-retours supplémentaires en matinée et en soirée [...] permettraient d'accroître le nombre d'usagers domicile-travail, de maintenir l’activité et d'assurer la pérennité ».


Parallèlement, il faut « obtenir [de] la SNCF que les horaires des TER offrent aux usagers des correspondances régulières qui favoriseront l'activité de la ligne ».

 

* Le rôle historique et géographique de transit de cette ligne plutôt dédiée au fret et aux trains voyageurs de nuit a laissé de côté ses missions de desserte fine du territoire...