• Michel Chlastacz

La FNAUT questionne les candidats au nom des usagers des transports


03/03/2022 - Les associations du monde des transports se mobilisent pour la Présidentielle. Le 20 février 2022 alors que TDIE (Transport-Développement - Inter modalité - Environnement) avait présenté et développé ses demandes deux jours auparavant, la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports) entrait également dans la danse.


Elle le fait de manière plus resserrée, puisque l’ensemble se résumait à six questions : financières générales, politiques, territoriales et également financières, associatives et de réglementation sociales.


Concrètement, la FNAUT demande d’abord aux candidats alors que « l’État s’est engagé sur 2,8 milliards par an pour moderniser le réseau. Vous engagez-vous à porter cet effort à 6 milliards par an soit 80 € par habitant » ? En leur rappelant que ce même effort « est de 400 € par an en Suisse ».


Ensuite, l’association d’usagers demande si les candidats s’engagent « à rétablir l’équité entre modes, à transposer la directive européenne Eurovignette adoptée par le Parlement européen et les États membres », et s’ils « endossent les propositions du Green Deal européen relatives à l’internalisation des coûts externes, et au report modal ».


La FNAUT leur demande à s’engager « d’investir 500 M€ par an au profit des transports publics pour mieux desservir les banlieues [et] le milieu rural, sous forme d’appels à projets financés par les recettes nouvelles de la route », et également s’ils acceptent « le retour des taux de TVA à 5,5% sur les transports publics ».


Plus prosaïquement la FNAUT voudrait « doter les fédérations d’usagers d’une ressource pérenne, par exemple le prélèvement d’une part de centime sur les billets vendus, et d’un prélèvement minime sur les contrats de service public quel que soit leur mode de gestion ».


La dernière question concerne une régulation des conflits sociaux dans le monde des transport, sur « le modèle des retours d’expériences de nos voisins européens ».


En demandant aux candidats de « compléter la législation actuelle afin que droit de grève et droit de mobilité coexistent par un accord sur un service minimum adapté aux différents types de lignes et services ».