• Jean-François Bélanger

La Fnaut opposée à une baisse des taxes sur les carburants


25/10/2021 - Alors que la hausse des prix des carburants enflamme les discours politiques, la Fnaut apporte son éclairage et relève la contradiction qu’apporterait une baisse du prix des carburants dans l’optique de la lutte contre le réchauffement climatique.


La plupart des partis politiques se disputent les mesures pour parvenir à diminuer le poids accru des dépenses énergétiques, pour les ménages les plus modestes.


La baisse des taxes, qui représentent 60% du montant du carburant, est avancée par certains. La Fnaut relève que ce sont ces taxes qui permettent en partie d’assurer l’entretien des routes, d’en créer de nouvelles et de payer les coûts externes du trafic routier (congestion, nuisance, accidents…). Pour lutter contre le réchauffement climatique, la baisse des taxes n’est donc, selon elle, pas la solution.


Celle-ci ne ferait qu’accentuer les émissions de gaz à effet de serre. La Fnaut évoque donc d’autres pistes : investissement massif sur le réseau ferré classique, sur les lignes d’accès au tunnel Lyon-Turin, création de réseaux d’autocars, renforcement des taxes sur les billets d’avion, limitation des vitesses autorisées à 120 km/h sur autoroute et 80 km/h sur les routes, introduction de péage urbain, développement de l’auto partage, priorité aux aménagements cyclables…


Baisser le taux de TVA de 10 à 5,5% sur les transports publics


D’autre part, pour la Fnaut, la diminution des taxes serait inéquitable, car les ménages les moins favorisés sont souvent les moins motorisés et attendent davantage un développement des transports publics leur garantissant un réel droit à la mobilité en les préservant de la hausse du pris du pétrole.


Pour la Fnaut, c’est bien la dépendance automobile qu’il convient de réduire. La Fnaut demande donc une baisse du taux de TVA de 10 à 5,5% sur les transports publics terrestres avec le développement d’une tarification solidaire tenant compte des ressources réelles des usagers.


L’organisme a visiblement été entendu par le gouvernement au sujet des taxes, qui n’ont pas été diminuées, ni sur les carburants, ni sur les transports collectifs…