• Michel Chlastacz

La FNAUT, la FUB et Que choisir pour une nouvelle donne TER


01/06/2021 - Le 27 mai 2021, moins d’un mois avant les élections régionales, la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports) la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) et l’association de consommateurs « Que choisir ? » ont publié un communiqué commun qui appelle à la mise en œuvre par les Régions « d’une nouvelle donne TER ».


Les signataires sont conscientes du fait que « la voiture tient encore une place écrasante dans les déplacements quotidiens » (73% des flux domicile-travail).


Aussi, les Régions, « autorités organisatrices des transports, doivent aborder la décennie qui s’ouvre avec l’ambition de donner un nouveau souffle au TER aujourd’hui englué dans des problèmes récurrents de qualité (avec une fiabilité réelle qui ne dépasse pas 88% et plus de 10% de taux de retards, des taux très différents selon les régions) ».


De « piètres performances qui tiendraient notamment au fait que la SNCF ne serait soumise qu’à peu de contraintes (légales) de la part des conseils régionaux »*.


La « marge de progression des transports collectifs (81% des Français résident à mois de 7,5 km d’une gare) est réelle », à condition d’une « amélioration de la qualité de service et d’une meilleure interopérabilité avec le vélo », est-il expliqué.

Puisque « vingt ans après la régionalisation (on note) une tendance préoccupante. Après (une) « décennie dorée » (2002-2012), où renouvellement du matériel roulant et augmentation des fréquences ont fait bondir la fréquentation (+ 55%) qui stagne depuis lors ».


Pour des raisons « multiples (évolution du prix du carburant, grèves [...], développement du co-voiturage et des cars Macron) mais les lacunes de qualité de service apparaissent comme une explication majeure de ce plafond de verre », indique le communiqué.


Les trois associations avancent dix propositions concrètes pour mettre en place une « nouvelle donne TER ». Notamment, « améliorer la fiabilité des TER (et) en faire une solution crédible pour les utilisateurs, faciliter à tous niveaux l’inter modalité entre le vélo et les trains régionaux quotidiens, rendre plus justes les (remboursements) d’abonnements, pour tenir compte de la qualité de service et des évènements imprévus, améliorer l’articulation pratique entre trains régionaux et trains de grandes lignes pour favoriser le report d’un mode sur l’autre [et] mieux associer les représentants d’usagers aux décisions structurantes en matière de transport pour assurer une bonne prise en compte de leurs attentes ».


L’objectif est de « faire un nouveau bond de 50% de fréquentation d’ici 2030 » donc comparable à celui réalisé après la régionalisation.


« Réaliste » puisque le taux moyen d’occupation des TER (27%) est faible et que, selon les signataires, ce bond peut se réaliser à moyens quasi-constants...

 

* Ainsi, pénalités et malus sont inférieures à 1% du montant des subventions reçues chaque année des Régions par la SNCF.