• Jean-François Bélanger

L’Occitanie favorable à un tracé auvergnat pour le Paris-Aurillac de nuit

15/02/2022 - Alors que le Premier ministre a adressé mi-janvier un courrier aux élus locaux du Cantal pour annoncer le retour du train de nuit entre Paris et Aurillac, via Brive, la Région Occitanie opte pour un tracé via Clermont-Ferrand.


Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie, en charge des Transports

Après le Paris-Nice, puis le Paris-Lourdes, le train de nuit Paris-Aurillac figure parmi celles retenues par le Premier ministre dans le cadre des réouvertures des liaisons ferroviaires nocturnes, annoncée en octobre dernier, dans le cadre du plan de relance, et qu’il confirmée par son courrier de la mi-janvier.


Entre Paris Austerlitz et Aurillac, le tracé évoqué s’appuierait sur la relation existante entre Paris et Rodez. Une partie de la rame serait ensuite détachée en gare de Brive-la-Gaillarde, à destination d’Aurillac.


Mais une autre version, plus ambitieuse, est défendue par la Région Occitanie, en particulier par son vice-président en charge des Transports, Jean-Luc Gibelin.


Aurillac, Nîmes et Béziers depuis Clermont-Ferrand


Elle prévoit un tronc commun de ce train entre Paris et Clermont-Ferrand. Le train se séparerait ensuite en trois, avec une partie à destination d‘Aurillac, une autre à destination de Béziers et une troisième à destination de Nîmes.


Une solution qui serait aussi bien plus favorable pour Auvergne-Rhône-Alpes et en particulier pour les gares de Haute-Loire et du Puy-de-Dôme.


C’est pour cela qu’elle est soutenue aussi par les syndicats et par les associations. Cette relation directe par train de nuit Paris-Aurillac, abandonnée depuis 2003, devrait être exploitée à partir de l’hiver 2023/2024.


L’Etat la financera dans le cadre d’une convention d’exploitation des Trains d’Equilibre des Territoires (TET) signée avec la SBCF.


Retrouvez une interview exclusive de Jean-Luc Gibelin dans Mobilités Magazine N°56.