• Jean-François Bélanger

L’aviation d’affaires vise elle aussi la neutralité carbone


02/12/2021 - Pour contrer le « greenwashing », l’un des plus grands fournisseurs européens d’affrètements de jets à la demande, Victor, souhaite inscrire ce secteur dans les mouvements en faveur de l’environnement et encourage la publication et la transparence des émissions des vols.


Montrée du doigt par les écologistes, le secteur de l’aérien réagit. L’exemple Victor en est une illustration. Fondée en 2011, la société considère que la publication des émissions de CO2 dans le domaine des jets privés est un point de départ essentiel pour rendre des comptes sur leur réduction.


Son président, Clive Jackson, appelle donc l’aviation d’affaires et l’industrie des jets privés, à s’unir pour annoncer publiquement les émissions de CO2 pour chaque vol en jet privé en Europe.


Cette étape doit fournir aux gouvernements et aux fournisseurs de données une vue globale. Elle permettra d’évaluer les progrès du secteur de l’aviation d’affaires. Victor à, quant à lui, déjà montré le chemin en publiant publiquement ses émissions annuelles de carbone.


Le client choisit son type de carburant


Depuis le 9 novembre 2021, chaque devis d’affrètement envoyé par la compagnie à ses clients met en évidence la consommation de carbone et les émissions de CO2 générées par le vol.


Le client peut ainsi choisir son carburant en toute connaissance de cause. Par exemple, il peut opter pour un carburant d’aviation durable, le SAF (Sustainable Aviation Fuel). Celui-ci est susceptible de réduire considérablement les émissions de Co² par rapport au carburant traditionnel. Comme il est plus cher, s’il n’est pas choisi par le client, alors c’est donc celui-ci qui est responsable de ne pas s’engager dans la défense du climat.


Cette initiative s’inscrit dans une politique environnementale plus globale. « Nous avons l’opportunité d’impliquer les 1% des personnes les plus riches au monde, les décideurs les plus influents et les faiseurs d’opinion pour qu’ils assument la responsabilité de leur empreinte carbone et d’y associer les entreprises auxquelles ils appartiennent », poursuit Clive Jackson.


Victor donne accès à 7 000 avions via un réseau mondial de 300 opérateurs pour des voyages de groupe, d’entreprises, sportifs, médecins, artistes et loisirs. Chaque vol Victor fait l’objet d’une compensation carbone de 200% en moyenne ce qui fait que la compagnie revendique d’être la première au monde à bilan carbone négatif.