• Jean-François Bélanger

L’ANMSM demande davantage de trains en montagne

10/06/2022 - S’appuyant sur les résultats d’une enquête qu’elle a fait réaliser, l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) souhaite renforcer ses relations avec la SNCF et les transporteurs locaux afin d’aider les élus à favoriser l’utilisation du train pour se rendre dans les stations de sports d’hiver.

Gare de Sant-Gervais-les-Bains

Les français aiment la voiture. C’est ce que confirme l’enquête réalisée en mars dernier par l’ANMSM, en partenariat avec G2A et CoManaging, auprès d’un panel représentatif de la population française et des clients « montagne », à la fin d’une saison d’hiver.


Une saison 2021/2022 qui s’est finalement bien terminée. Selon eux, ils étaient 89% à l’avoir utilisée pour se rendre en montagne pour un séjour de vacances. Le train n’a concerné que 7% d’entre eux, l’avion 2%...


Elle note aussi que, pour les autres destinations autres que montagne, le train est davantage utilisé : la voiture est plébiscitée par 71% des transports, mais l’avion pour 13%, le train pour 12%...


Pour Jean-Luc Bloch, président de l’ANMSM, l’explication est claire : « les français sont de plus en plus sensibles à leur empreinte environnementale. Ils seraient prêts à changer massivement leurs habitudes de mobilité si l’offre de train était meilleure ».


Le choix des vacanciers d’utiliser leur voiture pour se rendre en stations de montagne s’explique, selon lui, par les difficultés d’accès aux stations en transports en commun. Une situation qui n’est pas sans provoquer, ici et là, des problèmes d’encombrements, d’embouteillages…



Travailler avec la SNCF et les transporteurs locaux


Interrogés sur le mode de transport envisagé pour la prochaine saison d’hiver, 10% des français envisagent le mode ferroviaire.


Parmi ceux qui souhaitent modifier leurs comportements de mobilité, 44% le feraient pour le respect environnemental. Ils seraient 51% à passer le cap si l’offre de train était mieux adaptée, et jusqu’à 76% pour les jeunes de 18 à 24 ans si l’offre était idéale.


Persuadée que la préservation de leur environnement est l’un des facteurs d’attractivité essentiel de leurs territoires et de leur économie, l’ANMSM se déclare prête à travailler avec la SNCF et les transporteurs locaux pour permettre à la montagne d’enclencher sa mutation vers la mobilité durable.


La réduction de l’empreinte carbone doit passer par une amélioration notable et rapide de l’offre de trains. L’ANMSM demande donc des engagements forts pour accompagner cette volonté d’utiliser davantage le train.


Ce changement d’habitude est conditionné par une amélioration notable de l’offre ferroviaire et des autocars entre les gares et les stations pour améliorer leur accessibilité, jusqu’au « dernier kilomètre ».


Effectivement, l’accès en transports en commun pour venir séjourner à la montagne relève aujourd’hui du parcours du combattant.