• Jean-François Bélanger

L’Afra veille au respect de la concurrence



01/06/2021 - L’Association Française du Rail (Afra) réagit aux aides publiques, apportées çà et là par les pouvoirs publics aux compagnies ferroviaires historiques, et alerte sur les risques de distorsion de concurrence entre les opérateurs.


Le renflouement d’Eurostar, les aides apportées dans le cadre du Plan de Relance à la filière ferroviaire, les investissements de 600 M€ de la SNCF dans sa filiale espagnole… sont dans le collimateur de l’Afra et représentent autant d’éléments qui l’interrogent.


Pour mémoire, l’Afra rassemble les opérateurs ferroviaires autres que la SNCF, en fait ses concurrents, ainsi que des industriels du même secteur : Transdev, Trenitalia/Thello, Deutsche Bahn/Arriva… pour le transport de voyageurs, Colas Rail, ETF Services, Euro Cargo Rail… dans le fret, Bombardier, Akiem…


Selon l’Afra, toute aide publique doit être strictement encadrée. « En aucun cas, l’effort de l’Etat ne doit servir à financer, même indirectement, le développement d’une entreprise à l’international » estime Claude Steinmetz, son président.


Une référence à peine voilée aux interventions de la SNCF sur l’Eurostar et sur Ouigo Espagne.


L’Afra demande une réduction des péages


Pour elle, il est primordial que d’Etat garantisse un traitement équitable et non discriminatoire dans l’attribution de ces aides en veillant à ce qu’aucun avantage concurrentiel ne soit apporté à l’opérateur historique.


« Toutes les entreprises devraient accéder à ces aides dans les mêmes conditions », relève Franck Tuffereau, délégué général de l’Afra.


Pour cet organisme créé en 2009, une réduction des péages ferroviaires constituerait une réponse bien plus adaptée et équitable, conformément à ce qu’encourage la Commission Européenne.