• Jean-François Bélanger

Grâce à Travelski, Eurostar va revenir dans les Alpes

15/09/2021 - Après l’arrêt de la ligne Eurostar entre Londres et Bourg-Saint-Maurice l’hiver dernier, c’est une filiale de la Compagnie des Alpes, Travelski, qui annonce sa réouverture, alors que le protocole sanitaire pour les remontées mécaniques n’est pas encore arrêté pour la prochaine saison.

Yariv Abehsera, fondateur de Travelski.

Confrontée à de sérieuses difficultés financières, Eurostar avait annoncé la suppression de sa ligne alpine, en dépit de la mobilisation des acteurs économiques et locaux.


Pour ce prochain hiver, c’est Travelski, un voyagiste spécialiste des séjours en montagne et membre de la Compagnie des Alpes qui signe le retour du « skitrain ».


Grâce à un accord passé avec Eurostar, il circulera tous les week-ends de la saison de ski 2021/2022 : à l’aller, les vendredis soir au départ de la gare de Saint-Pancras et au retour, les samedis, au départ de Bourg-Saint-Maurice.


Les trajets seront directs et sans arrêt à l’exception de la gare de Moutiers. La commercialisation sous l’appellation « Travelski Express » va démarrer en Grande-Bretagne dès ce mois de septembre.


Cette offre sera proposée sous forme de package dynamique agrégeant transport, transfert, hébergement, forfait remontées mécaniques…


Créé en 2000 par Yariv Abehsera, Travelski est basé à Chambéry et Clichy et a intégré la Compagnie des Alpes en 2018. Le voyagiste fait voyager en période ordinaire environ 100 000 clients. Un chiffre à comparer aux 500 000 britanniques, soit 40% de la clientèle internationale, qui fréquentent les Alpes habituellement. Du temps d’Eurostar, on estimait à 30 000 le nombre de ceux utilisant le train.


C’est la Compagnie des Alpes qui assumera le financement de ce service ferroviaire pour cette saison d’hiver 2021/2022. On ignore si l’opérateur a obtenu des assurances sur la réouverture des remontées mécaniques mises à l’arrêt toute la dernière saison et quel en sera le protocole sanitaire.


Le 10 septembre, le monde de la montagne, dont l’agence Savoie-Mont-Blanc, était sans nouvelle du gouvernement sur ces questions.