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  • Pierre Cossard

Les nouveaux chantiers de la FNTV

Michel Seyt, Jean-Sébastien Barrault

Fédération nationale des transports de voyageurs


Le 6 décembre prochain, la présidence de la Fédération nationale du transport de voyageurs passera des mains de Michel Seyt, en poste depuis neuf ans, à Jean-Sébastien Barrault, seul candidat en lice. Revue de détails des chantiers qui attendent le nouveau président. Interview croisée.



Propos recueillis par

Pierre Cossard

12/11/2017



Mobilités Magazine : à combien d’entreprises peut-on appliquer à ce jour la définition d’autocariste ? Quels sont les grands chiffres du secteur ?

M.S./J-S.B : selon la définition administrative, c’est-à-dire pour l’essentiel Siret et codes NAF, il y aurait environ 3000 entreprises relevant du transport de voyageurs. Mais la qualification d’autocariste ne s’applique vraiment qu’à environ 1500 d’entre elles. Et les deux tiers sont aujourd’hui adhérentes à la FNTV, moitié indépendantes, moitié filiales de groupe.

M. M. : la profession est-elle plutôt dans une logique de concentration ? Et si oui, celle-ci est-elle géographiquement localisée ou générale sur l’ensemble du territoire ? Assiste-t-on à l’émergence de groupes indépendants régionaux ?

M.S./J-S.B : la réponse à cette question est complexe. Par exemple, nousè n’avons pas noté une diminution du nombre d’entreprises ces dernières années. Pourtant, il est indéniable que nous assistons depuis un certain temps à l’émergence de groupes régionaux, tandis qu’en Ile-de-France par exemple, naissent de nouvelles entreprises. Parallèlement, dans les grandes régions « autocaristes » que sont Provence Alpes Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes ou Bretagne, nous enregistrons une augmentation substantielle du nombre de cars, avec de nombreux achats et ventes d’entreprises. Donc, oui, il y a émergence notable de groupes régionaux, mais aussi un vrai dynamisme du secteur.

M. M. : globalement, comment se porte l’économie du secteur ?

M.S./J-S.B : nous ne sommes pas en crise, mais des questions se posent qui doivent interpeller les opérateurs : la semaine sc