• Michel Chlastacz

Épinal-Saint-Dié, réouverture régionale au niveau national


16/12/2021 - Ce qui aurait pu être simplement un bel événement ferroviaire régional a bénéficié d’un retentissement national en raison de la présence (inopinée ?) du Premier ministre Jean Castex, accompagné de Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports et en présence de David Valence, maire de Saint-Dié et vice-président Transports de la région Grand Est.


Le 12 décembre 2021, la ligne (Épinal) Arches-Saint-Dié-des-Vosges (49 km mis en service de 1869 à 1876), dite « ligne de la Vologne », était rouverte au trafic des TER, après un chantier de 21 M€ partagé entre l’État (40 %) et la région Grand Est (60 %).


Il y a trois ans, le 22 décembre 2018, la ligne avait été fermée au trafic en raison de l’état de la voie et des ouvrages d’art, notamment le complexe des tunnels de Vanémont et de Bruyères.


Outre le confortement des tunnels, la voie a été totalement renouvelée sur 7 km et six des 65 passages à niveau de la ligne (!) ont été modernisés.


Une ligne en grande partie remise à neuf* pour une ouverture à la concurrence prévue en 2023 (sur l’ensemble du parcours Strasbourg-Molsheim-Épinal), comme sur les axes Strasbourg-Molsheim-Sélestat et Nancy-Contrexéville, cette dernière ligne en partie fermée restant aussi modernisée.


En attendant ces échéances, la remise en service s’accompagne d’une relance de l’offre qui totalise désormais une dizaine d’allers-retours entre Épinal et Saint-Dié (60 km) au lieu de six auparavant et avec un temps de trajet désormais réduit à 53 minutes. Sept de ces circulations sont étendues jusqu’à Strasbourg.


Pour Jean Castex, qui devrait prochainement se rendre en Occitanie pour signer un protocole concernant d’autres « pettes lignes », cette réouverture concrétise « un engagement collectif, pris par le chef de l’Etat [...] Ce que nous faisons ici n’est pas une opération ponctuelle et symbolique, nous le ferons partout en France », a-t-il précisé.


Ajoutant qu’il s’agit « d’un mouvement de grande ampleur qui est engagé avec la régénération de 9200 km de voies [et] une logique économique de défense du monde rural ».


 

* De 2022 à 2027 d’autres travaux de modernisation complémentaires devraient être entrepris sur la ligne.