• Michel Chlastacz

L’électrification Mol-Hamont, un seuil pour le réseau ferré belge


15/06/2021 - Petite ligne, courte électrification, grande signification. Le 10 juin 2021 Infrabel, le gestionnaire d’infrastructures ferroviaires belges, mettait en service la traction électrique sur la ligne Mol-Hamont dans la Campine, à l’est du pays, aux confins belgo-néerlandais.


Cette ligne de 33 kilomètres avec trois gares intermédiaires a été mise en service en 1879. Fermée au trafic des voyageurs en 1953 et mise en partie à voie unique elle a été rouverte en deux étapes (1978 et 2014).


C’est une section de l’ancien corridor dit du « Rhin d’Acier » qui reliait la Belgique et la Ruhr, via l’extrême sud des Pays-Bas.


Cette courte ligne permet également une double liaison transfrontalière entre Anvers et le sud des Pays-Bas comme entre Liège et Maastricht.


C’est notamment, outre les possibilités de transit fret entre la Ruhr et le port d’Anvers, ce qui a décidé en 2018 de son électrification en 3 kV continu, la tension classique en Belgique *.


Un chantier qui s’est achevé au prix d’un investissement de 30,9 M€, dont 40% est apporté par des fonds structurels européens.


Comme un symbole, avec cette courte électrification, le réseau ferroviaire belge a désormais passé le seuil des 90% de kilométrage équipé de la traction électrique.


 

* Avec la pose de 830 poteaux caténaires et la construction de trois sous-stations. Il restera à électrifier en 1,5 kV continu la courte section frontière néerlandaise.