• Michel Chlastacz

Brexit et Covid-19 : double peine pour Eurostar



25/01/2021 - Eurostar, le train à grande vitesse qui relie Londres à Paris, Bruxelles et à Amsterdam survivra-t-il au double choc du Brexit et de la pandémie ?

La question se pose fortement aujourd’hui, alors que l’offre de transport se voit réduite à sa plus simple expression avec un seul aller-retour quotidien, et que la perte de clientèle atteint 95% du total en un an.


La SNCF, propriétaire de l’opérateur à hauteur de 55%, parle « d’état très critique » et, le 18 janvier 2021, le Financial Times évoquait un« réel risque » de disparition du service sans une aide qui serait apportée par les gouvernements concernés*.


Une perception différente


Donc, hors du gouvernement britannique qui avait cédé en 2015 ses 40% de parts d’origine dans Eurostar en dépit du fait que le pays est le principal bénéficiaire de ses services ferroviaires et que l’entreprise est elle-même... basée à Londres.


Une situation qui, d’ailleurs, a amené des entreprises britanniques à pousser leurs autorités publiques à soutenir l’opérateur.


Tandis qu’Eurostar, qui se qualifie de « porte d’entrée verte vers l’Europe », évoque la démarche d’aide britannique aux compagnies aériennes en demandant que « ce type de soutien soit étendu aux trains à grande vitesse internationaux qui ont été gravement touchés par la pandémie ».



* Ce qui ne manque pas d’humour (britannique ?) de la part d’un journal qui se veut le héraut de la libre entreprise et combat depuis toujours l’interventionnisme étatique.