• Jean-François Bélanger

Colloque AFIT sur la décarbonation des Mobilités : la route prend sa revanche.


01/03/2022 - Le colloque européen organisé par l’Agence de Financement des Infrastructures de France (AFIT), a laissé une large place aux projets concernant l’infrastructure routière de demain, dans l’optique d’une décarbonation des infrastructures de transport.


Une fois n’est pas coutume, la mobilité routière, souvent montrée du doigt pour des questions sécuritaires, environnementales, d’encombrement et son côté dévoreur d’espace, s’est exprimée dans le cadre du colloque européen « décarbonation des mobilités ».


La présentation de la route 5e génération par Nicolas Hautière, directeur du département « Composants et Systèmes » à l’Université Gustave Eiffel, a tiré un trait sur ces aprioris.


Il s’agit par exemple de transformer l’autoroute, « jadis présentée comme la solution et qui, aujourd’hui, est devenue le problème. Beaucoup veulent dès aujourd’hui les transformer en boulevards urbains », explique-t-il.


Une route évolutive, automatisée et connectée


« Les métropoles, là où les populations continuent de croître, sont très demandeuses de ces solutions », ajoute Nicolas Hautière qui défend des actions sur trois leviers : les véhicules, les conducteurs et les infrastructures.

Nicolas Hautiere, directeur du département « Composants et Systèmes » de l’Université Gustave Eiffel.

Parmi les solutions évoluées, ont été proposés la multimodalité, les transports guidés, les transports autonomes, les RER routiers…, ou élargir les fonctions des voiries.


Il s’agirait par exemple d’adapter les voiries comme ce qui se fait dans le bâti en matière énergétique, et inventer par exemple l’éclairage intelligent...


Ces transferts, ou l’évolution de la vocation originelle de la route traditionnelle, pourraient en outre compenser économiquement les investissements nécessaires pour la réalisation de ces routes 5e génération.


A quand une route à énergie positive, donc à santé positive ?