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  • Michel Chlastacz

Chinois, Turcs et Européens au chevet du développement du rail éthiopien


train éthiopie

15/04/2021 - Un siècle et un an après la création du « Chemin de fer franco-éthiopien » Djibouti-Addis-Abeba en 1917, succédait en janvier 2018 une nouvelle ligne de 759 km électrifiée en 25 kV et desservie par 35 locomotives C°C° CRRC (plus 9 diesel du même constructeur) avec un parc de matériels de 30 voitures voyageurs et 110 wagons fret.


La ligne est projetée par des cabinets d’ingénierie chinois, et construite par des entreprises chinoises sur la base de technologies chinoises et avec des crédits chinois couvrant son coût de 2,8 Mds€.


À elle seule, cette ligne apparaît comme un concentré de la réussite des patients efforts d’implantation de la Chine en Afrique...


Premier succès qui, en dépit des perturbations de l’actuel conflit entre l’Éthiopie et l’Érythrée, devrait être suivi de la création d’un véritable réseau ferré.


Une seconde ligne s’embranchant à Awash à l’est d’Addis-Abeba sur l’axe existant et allant vers Weldya au nord (392 km) est en construction pour 1,44 Md€.


Cette fois on trouve à la manœuvre un consortium associant des banques danoises, suédoises, suisses et turques.


Mais pour le prolongement en cours au nord de cette même ligne jusqu’à la capitale du Tigré Mekele (241 km), on retrouve les Chinois de China Communication Construction Company*, ici à la tête d’un chantier de 1,26 Md€.


* C’est l’une des filiales ingénierie du constructeur ferroviaire CRRC.