• Jean-François Bélanger

En dépit des circonstances, le budget du Sytral est adopté


Bruno Bernard, président du Sytral.

10/02/2021 - Le 8 février 2021, le Comité Syndical du Sytral a voté le budget primitif de 2021, en dépit de l’incertitude du moment et du désaccord de plusieurs de ses membres.


Le budget du Sytral, le premier du plan de mandat de la nouvelle équipe, a été adopté. Conformément aux engagements de campagne de Bruno Bernard et suite à la présentation en décembre dernier de son plan de mandat, il confirme un fort accroissement des investissements.


Mais cet effort financier intervient juste au moment où les recettes partent à la dérive à la suite de la crise sanitaire. Le versement mobilité a chuté de 44% et les recettes de billetterie de 30%, alors que les promesses d’aides de l’Etat restent dérisoires.


« Sur les 100 Mds€ du plan de relance décidé par le gouvernement, 1,2 milliard seront affectés aux transports en commun. Et, en dehors de l’Ile-de-France, il n’en restera que 335 M€, avec une large affectation au métro toulousain », précise Jean-Charles Kohlhaas.


Dans ces conditions, pour un investissement à hauteur de 343 M€ sur l’année, l’autofinancement à hauteur de 161 M€ est orienté à la baisse, et le recours à l’emprunt de 173 millions à la hausse. Ainsi, le niveau d’endettement atteindra 806 M€, avec un ratio de désendettement de 3,8 ans.


Tramway, transport par câble mais pas de métro


Parmi les investissements retenus, il y aura le prolongement de 5,5 kilomètres de la ligne T6, soit 11 à 12 stations supplémentaires, pour un budget global de 140 M€. Près de 55 000 voyageurs quotidiens sont attendus à l’horizon 2030.


Deux nouvelles lignes de tramway vont voir le jour : au nord, le T9 de Vaulx-en-Velin à Villeurbanne, soit 10,5 kilomètres avec une vingtaine de stations, pour 30 000 voyageurs quotidiens et un coût de 224 M€.


Au sud, le T10 entre la gare de Vénissieux et Gerland, soit 7,4 kilomètres avec une quinzaine de stations et 22 000 voyageurs quotidiens, pour un investissement de 230 M€.


Quant à l’ouest de l’agglomération, c’est le transport par câble qui tient la corde. Ce qui n’a pas manqué d’agacer certains administrateurs, qui ne voient aucun engagement en ce qui concerne le métro.


Logique, a répondu Jean-Charles Kohlhaas, « vu qu’il n’y aura aucune dépense dans ce mandat pour le métro en dehors du prolongement de la ligne B vers Saint-Genis-Laval ».


Ceci en attendant la consultation publique prévue justement pour le métro cet automne mais avec des perspectives au-delà du mandat actuel