Fond-MM_edited.jpg
  • Jean-Philippe Pastre

Le groupe Iveco entend être moteur dans la transition énergétique

Brice Bonavia,

directeur général Iveco Bus


Brice Bonavia est directeur général d'Iveco Bus en France depuis l'été 2018. Il donne à l'occasion d'Autocar Expo 2018 un bilan des tendances du marché France pour l'année en cours, en attendant les premiers résultats officiels communiqués par A.A.A Data et la C.S.I.A.M.







02/11/2018

Propos recueillis par Jean-Philippe Pastre

Photos Agence Visavu



Mobilités Magazine : Quelle est la tendance du marché France au cours de ces 9 premiers mois 2018 ? Brice Bonavia : La tendance globale est bien orientée, à +8% du MTM en volume ce qui est assez inattendu. Cela est porté par l'autobus, à +31%. Les autocars ont une part de marché étale avec une hausse très légère à +2,4% grâce aux autocars interurbains, bien orientés (+10% sur ce segment). Les autocars de tourisme sont en baisse (à -11% sur le segment). M. M. : Est-ce lié à une correction suite aux années fastes dûes aux cars Macron ? B.B. : C'est une correction des marchés. A terme on devrait retrouver sur les autocars de tourisme à une moyenne de 900 à 950 unités annuelles en France. Rappelez-vous : on est passé de 700 unités annuelles à plus de 1100 immatriculations sur les autocars de tourisme. Cela sur trois années, entre 2013 et 2016. L'enjeu est le financement de ces autocars dans un contexte où les opérateurs peinent à trouver de la rentabilité. On est passé d'un financement de 24 à 36 mois à des financements à 60 mois. ​ M.M. : A-t-on vu des changements dans le profil des autocars ? B.B. : Il y a en France une focalisation sur le 13 m à deux essieux. Les 3 essieux sont redevenus ultra-marginaux : les opérateurs réalisent l'absence de rentabilité*. ​ MM. : Et pour les minicars ? BB :La tendance est ici positive, à +5% sur le MTM France. Iveco Bus est un acteur majeur avec 30 à 32 % de celui-ci, hors carrossiers. L'impact de ces derniers à décru du fait des difficultés rencontrées dans un passé récent par Vehixel ou HCI. On a assisté à un report de commandes des clients en faveur d'Otokar ou de Anadolu Isuzu. ​ MM : Qu'en est-il du mix énergétique, qui a connu ces dernières années de très fortes fluctuations ? B.B.: Pour les autobus urbains, les tendances 2018 se répartissent comme suit : 60% en gazole, 20% en hybrides, un segment voué à la baisse en France, plus 20% en GNV. A terme, il restera en France le gaz, une petite fraction motorisée au gazole et de l'élect