• Jean-François Bélanger

Barbara Pompili : 7 nouvelles ZFE cette année

Mis à jour : janv. 26


26/01/2021 - Dans sa conférence de presse de rentrée, la ministre de la Transition Ecologique a indiqué le 22 janvier 2021, que le projet de loi « Climat et Résilience » sera à l’ordre du jour du conseil des ministres le 10 février, avant d’être discuté devant les chambres durant le mois de mars.


Parmi les perspectives annoncées dans le domaine des Transports, la création de sept nouvelles Zones à Faibles Emissions cette année, suivies de 35 ultérieurement.


Après Paris, Lyon et Grenoble, ce sera au tour d’Aix-Marseille, Montpellier, Nice, Rouen, Strasbourg, Toulouse et Toulon de restreindre leurs accès aux véhicules les plus polluants, dès cette année.


Pas de nouvelle taxe carbone à l’horizon


Cette mesure s’accompagne de la mise en place d’une prime à la conversion. Au-delà, cette disposition qui figure dans la Loi d’Orientation des Mobilités, devrait concerner à terme 35 agglomérations de plus de 150 000 habitants.


Par ailleurs, Barbara Pompili n’a pas donné de date concernant la réinstauration éventuelle d’une taxe carbone, la mesure qui avait déclenché le mouvement des Gilets Jaunes en novembre 2018.


Toujours dans le domaine des transports, la ministre de la Transition Ecologique a confirmé le budget de 7 Mds€ consacré dans les 10 ans à la filière hydrogène, dont 2 milliards dans les deux premières années.


Le train au lieu de l’avion en dessous de 2h30


Concernant la mesure d’interdiction des vols domestiques, lorsque qu'il y a une alternative possible en train en moins de 2h30, à l'exclusion des vols en correspondance, la Convention Citoyenne pour le Climat, réuni par le président de la République, souhaitait relever ce seuil à 4 h 00.


Il n’a été confirmé que celui de 2 h 30. Selon Réseau Action Climat, cette mesure du gouvernement ne concernerait que cinq lignes sur la centaine de liaisons intérieures existantes.


Cela correspondrait à une réduction de 6,6% des émissions de CO2 issues des vols métropolitains, et de 0,5% les émissions de l’ensemble des vols au départ de la France.


Supprimer les lignes de moins de 4 heures en train permettrait, en revanche, de réduire de 60,6% les émissions de CO2 des vols métropolitains, selon un calcul de Greenpeace.


La proposition gouvernementale actuelle exclurait donc les trois connexions les plus émettrices en 2019 : Paris-Nice, Paris-Toulouse et Paris-Marseille.


Pour ces trajets, l'avion émet de 39 à 53 fois plus de CO2 par passager que le train, selon des données compilées par l'ONG, en provenance de la SNCF et de la Direction générale de l'aviation civile. ..