• Jean-François Bélanger

Avere France vise toujours les 100 000 bornes de recharge


Ludovic Coutant, responsable du programme de formation Advenir-Avere.

06/04/2022 - Avec 45 000 bornes de recharge électrique opérationnelles installées à la fin de ce premier trimestre depuis le début de la campagne d’installation, Avere France est encore loin de l’objectif des 100 000 annoncées pour la fin 2025. L’organisme renforce sa pédagogie pour accélérer la cadence.


Selon un sondage Opinion Way, près de la moitié des français détenteurs de véhicule thermique se déclare prête à opter pour un véhicule électrique, et ce au moment où le prix du carburant flambe.


Dans ces conditions, l’association Avere France, en charge du développement de la mobilité électrique, met les bouchées doubles pour accélérer les équipements.


Advenir-Formation vient ainsi de signer une convention de partenariat avec la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM), l’Union des Syndicats des professionnels de l’Immobilier (UNIS) et la Fédération des Associations Régionales (FNAR), pour organiser plus de 300 sessions de formation à destination des syndics de propriété et de bailleurs sociaux.


« Nous ciblons l’ensemble de la population : les particuliers, les entreprises et les collectivités », explique Ludovic Coutant, responsable du programme Advenir Avere.


Selon les derniers chiffres communiqués, durant le mois de février, la part de marché des véhicules électriques a atteint 16,8% du total des nouvelles immatriculations.

Avec plus de 24 000 unités, c’est une hausse de 33% par rapport au mois de février 2021. Des chiffres qui devraient encore s’envoler si l’on se réfère au sondage d’Opinion Way.


Car si aujourd’hui, encore, la majorité des Français possède un véhicule à essence ou diesel (53% essence et 46% diesel), 43% des Français possesseurs de ces véhicules thermiques pourraient envisager de le remplacer par un véhicule électrique, du fait de l’inflation.


Ce chiffre monte même à 50% pour les habitants des grandes agglomérations, 51% en Ile-de-France, alors qu’il n’est que de 35% en zone rurale.