• Michel Chlastacz

Après travaux, l’avenir de la rocade Caen-Tours reste posé

Mis à jour : oct. 20



20/10/2020 - Du 21septembre au 5 décembre 2020, des travaux d’urgence sont entrepris sur la section Alençon-Mans, partie nord de la rocade qui évite l’Île-de-France de Rouen et Caen à Tours via Mézidon, Alençon, Le Mans et Château-du-Loir.

Des travaux effectués sur une voie dégradée par la corrosion des traverses sur 4,5 km des 55 km de la section, et dont l’« urgence » avait été constatée par SNCF Réseau en... 2007 !

Ce qui a obligé depuis trois ans à limiter la vitesse maximale sur cette voie à 70 km/h au lieu de 140 km/h. Avec d’importantes conséquences pour le service, fortement perturbé dans le sens Alençon-Le Mans.

Cette situation a mobilisé les élus locaux et régionaux inquiets pour l’avenir de la ligne et qui demandent une modernisation plus profonde.

La région Pays de la Loire a financé à hauteur de 16% du montant d’un chantier de 4,68 M€ à la charge essentielle de l’État (76%), SNCF Réseau n’apportant que 8,5%, proportion réglementaire limitée à ce niveau pour les petites lignes.

Pourtant, il s’agit d’un axe structurant délaissé par la SNCF, faute de schéma ferroviaire national. Alors que cet itinéraire, qui propose deux connexions avec le réseau à grande vitesse au Mans et à Tours et cinq avec des lignes radiales, pourrait être une rocade attractive*.


* Ce qu’elle fut durant les années 1930 avec les express « Manche-Océan » (Dieppe-Hendaye et embranchements) et ultérieurement avec les turbotrains.