• Michel Chlastacz

Alès-Bessèges, réouverture programmée en deux étapes


06/10/2021 - Deux jours après l’accord entre l’État et les collectivités territoriales d’Occitanie sur le financement de la branche Bordeaux-Toulouse du complexe de LGV dit Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO), Carole Delga, présidente de la région, et Jean-Pierre Farandou, PDG du groupe SNCF, présentaient conjointement les autres projets ferroviaires qui associent Occitanie et SNCF.


Parmi ceux-ci, on trouve deux projets de réouverture de « lignes de desserte fine du territoire » (Alès-Bessèges et Montréjeau-Luchon) menés avec le transfert de la maitrise d’ouvrage des travaux de remise à niveau des infrastructures par la Région, une possibilité offerte par la Loi d’Orientation des Mobilités et actée ici par le ministre des Transports le 9 septembre 2021. Un transfert dont les conditions sont actuellement préparées par la Région et SNCF Réseau.


La ligne Alès-Bessèges (32 km et six gares intermédiaires) a été créée dès 1857 pour le trafic minier et est intégrée au PLM en 1866. Elle a été en 2012 fermée au trafic voyageurs (trois allers-retours TER/jour à l’époque) en raison de l’état d’usure de la voie qui obligeait à des limitations de vitesse à 40 km/h sur la majorité du trajet.


La région Occitanie veut mobiliser 66 M€ pour réhabiliter la ligne afin de lancer dès 2024 les travaux de voies et d’ouvrages d’art (dont un viaduc de 110 m et un tunnel de 275 m). Selon un calendrier de réouverture prévu en deux étapes.


D’abord d’Alès à Saint-Ambroix (20 km) en raison des nécessités urgentes de rabattement du trafic scolaire. Ensuite jusqu’à Bessèges. Avec une offre plus attractive à hauteur de sept allers-retours journaliers.


Cette réouverture est prévue à l’horizon 2026-27 pour la première phase. Elle sera précédée par la remise en état de la voie, la modernisation des installations de télécommunication et la vérification des sept passages à niveau.


Mais l’opération exige aussi le déplacement de certaines des sept gares et points d’arrêts existants pour tenir compte des évolutions urbaines. Avec la mise en place de quais de 75 mètres de longueur accessibles aux piétons et aux PMR et l’installation d’abris et de distributeurs de billets.