Fond-MM_edited.jpg
  • Jean-François Bélanger

Air/fer : l’UFC Que Choisir s’en mêle


14/04/2021 - Alors que la Loi Climat et Résilience est en cours de discussion, l’UFC-Que Choisir souhaite le respect des préconisations de la Convention Citoyenne pour le Climat, tout en exigeant des garanties pour éviter que la SNCF ne profite de « l’effet d’aubaine », en matière tarifaire notamment.


L’Union Fédérale des Consommateurs (UFC) Que Choisir prend position sur le dossier en débat actuellement dans les Chambres concernant l’interdiction des liaisons aériennes intérieures lorsqu’il existe une alternative ferroviaire d’une durée inférieure à 2 h 30.


Selon elle, le fait d’abaisser le seuil à 2 h 30 (au lieu de quatre heures) vide la mesure de sa substance. Les cinq lignes concernées par la mesure (Paris-Rennes, Nantes, Bordeaux, Lyon et Lyon-Marseille) ne représentent que 12% des passagers. Avec le seuil de quatre heures, ce serait 30% des passagers.


Egalement dans le collimateur de l’UFC Que Choisir, l’exemption des correspondances. Cela permet ainsi d’exclure le hub de Paris Charles de Gaulle, soit 67% de ses passagers.


La puissante organisation consumériste demande donc l’augmentation à 4 h 00 du seuil d’interdiction et de limiter les exemptions pour les correspondances à la seule clientèle internationale.


Impliquer l‘Autorité de Régulation des Transports


En contrepartie, l’UFC Que Choisir demande une concurrence effective sur le ferroviaire sur la base de recommandations demandées auprès de l’Autorité de Régulation des Transports, empêchant la SNCF de bénéficier d’un effet d’aubaine pour augmenter ses prix, tout en menant une politique ambitieuse et pertinente d’investissement dans le réseau ferroviaire ciblée sur la rénovation du réseau existant.


Ce risque de dérapage aurait pu être évité grâce à l’avènement de la concurrence sur les rails. Mais la situation du marché n’y est pas propice actuellement, et l’association consumériste demande aux parlementaires la mise en place de gardes fous garantissant les consommateurs et « que la SNCF ne se saisisse pas de l’aubaine pour gonfler artificiellement ses prix ou dégrade la qualité de son service ferroviaire ».