• Pierre Cossard

L’AFGNV pointe du doigt France Relance


04/01/2021 - Dans le cadre du plan de relance présenté en fin d’année 2020, le gouvernement français a annoncé, pour un maximum de deux ans et dans la limite de 100 M€, la mise en place d’un bonus pour l’achat d’un véhicule industriel fonctionnant à l’électricité ou à l’hydrogène. Cette nouvelle aide est cumulable avec le dispositif de suramortissement pour les véhicules lourds utilisant des énergies propres.


Si l’on ne peut que se féliciter de cette initiative, même modeste, l’Association Française du Gaz Naturel pour Véhicules (AFGNV) n’a pas manqué de relever que France Relance faisait « l’impasse sur le BioGNV qui aujourd’hui assure la transition énergétique dans le transport de marchandises et de voyageurs ».


Pour l’association, l’absence de toute mention des motorisations GNV dans cette action de France Relance est incohérente avec différents aspects de la politique menée jusqu’à ce jour par le gouvernement :


  • La mise en œuvre de la Directive Européenne sur les infrastructures en carburants alternatifs qui concerne l’électricité, l’hydrogène mais également le gaz naturel. Soutenir le développement des véhicules au GNV, c’est soutenir le développement des stations-services GNV.

  • Le dispositif de suramortissement précité, qui concerne l’électricité, l’hydrogène mais également le gaz naturel. Le surcoût des véhicules gaz, bien que très inférieur à celui des véhicules électriques, n’est couvert au mieux qu’à 50% par le dispositif de suramortissement.

  • La stratégie même du gouvernement qui a publié en 2020 sa programmation pluriannuelle de l’énergie qui prévoit 54 000 camions et 7500 bus et cars au GNV en 2028. A date, 8700 camions et 4000 bus et cars GNV circulent en France.

  • Le développement d’une filière industrielle française du GNV constituée de constructeurs de véhicules industriels et d’équipementiers de stations-services GNV.

  • Les conclusions de deux études françaises sur l’empreinte carbone des véhicules bioGNV en analyse de leur cycle de vie. L’Institut Français du Pétrole Energies Nouvelles, en 2019, et Carbone 4, en 2020, ont montré que l’empreinte carbone d’un véhicule roulant au bioGNV a une empreinte carbone équivalente à celle d’un véhicule électrique fonctionnant à l’électricité française faiblement carbonée.

  • Le constat de l’incorporation croissante de biométhane dans le GNV. Le taux moyen d’incorporation était de 12% en 2018, 17% en 2019 et devrait dépasser 20% en 2020.


L’AFGNV demande donc logiquement l’incorporation du GNV dans le plan de relance…