• Michel Chlastacz

Achèvement avant (re)confinement pour la ligne nouvelle israélienne


Début septembre 2020, la ligne nouvelle reliant Tel-Aviv et Jérusalem via l’aéroport international de Lod (première section mise en service dès 2018) a été officiellement achevée de bout en bout après un demi-siècle de projets, un investissement de l’équivalent de 1,8 Md€ et... plus de 18 années de travaux !

Mais moins d’une semaine après l’achèvement technique de la ligne, le trafic des trains d’essais effectué dans les conditions de l’exploitation commerciale (avec y compris une section équipée de l’ERTMS 2 par Thales) a été limité au minimum avant d’être interrompu progressivement en raison du re-confinement imposé par le retour de l’épidémie de Covid-19...

La ligne nouvelle est à double voie électrifiée en 25 kV et elle est parcourable à la vitesse maximale 160 km/h. Elle se développe sur 56 des 70 km du trajet et se termine dans une nouvelle gare souterraine à Jérusalem.

Elle comporte de nombreux ouvrages d’art (cinq tunnels dont un de 11 km et neuf viaducs dont un de 1,1 km) et elle présente des rampes de 25‰ destinées à compenser pas moins de 700 m de différence de niveau entre les deux extrémités du parcours.

Elle va permettre, avec un cadencement à la demi-heure dans chaque sens et des rames à deux niveaux Bombardier tractées/poussées par des locomotives TRAXX du même constructeur, de relier les deux villes en 40 minutes en moyenne au lieu d’une heure et demie par la tortueuse ancienne ligne*.

Parallèlement, l’électrification du réseau, qui a été concédée en 2015 au consortium hispano-israélien SEMI, se poursuit.

Elle concernera au total 420 km de lignes, notamment Tel Aviv-Haïfa (98 km), l’axe majeur du réseau et la ligne Tel-Aviv-Ashkelon, qui sera l’antenne méridionale d’un futur RER de Tel-Aviv.

Ce qui nécessite la construction d’un nouveau dépôt à Ashkelon destiné à la maintenance des rames automotrices Siemens commandées pour les services de banlieue et le RER à venir.

* La ligne Jaffa-Jérusalem (75 km) avait été construite en 1892 par une entreprise française alors que la Palestine faisait partie de l’empire ottoman. La ligne a été conservée et rénovée en 2005 afin de jouer un rôle de desserte locale.