• Michel Chlastacz

Network Rail présente une stratégie décarbonée pour le rail britannique


Le 11 septembre 2020, Network Rail, gestionnaire d’infrastructures ferroviaires de Grande-Bretagne, a présenté sa Traction Decarbonisation Network Strategy, un véritable « plan de verdissement » de la traction ferroviaire d’ici 2050.

Un plan qui se fond sur un constat chiffré. Aujourd’hui en Grande-Bretagne, il existe 15 400 km de voies ferrées qui ne sont pas électrifiées et qui totalisent près des deux-tiers de la consistance du réseau.

Les études préalables à la publication de ce plan visaient à identifier les meilleures solutions possibles afin de limiter au maximum l’utilisation de la traction diesel classique sur les lignes concernées.

Le plan prend en compte 13 000 km de lignes, pour lesquelles il propose trois solutions avec l’électrification classique, les trains à batteries et les trains à hydrogène.

Il préconise très majoritairement la première solution avec 11 700 km (90% du total), suivie de celle des trains à hydrogène avec 900 km (6,9%) et des trains à batteries avec 400 km (3,1%).

Pour 2140 km de lignes, parmi les 2400 km restants, Network Rail pencherait en faveur d’électrifications complémentaires pour 55,8%, avec un solde partagé à égalité entre batteries (22,1%) et hydrogène (22,1%).

Aucune décision n’est avancée pour les derniers 260 km.

Si des études doivent évaluer l’intérêt de la mise au point d’un « troisième rail moderne », Network Rail penche pour l’équipement par caténaire 25 kV des lignes à boucler dans les zones électrifiées selon cette technique*.

Côté matériels roulants, les besoins seraient estimés à 3600/3800 rames électriques, et 150 à 200 rames à batteries ou à hydrogène. Auxquelles devraient s’ajouter 650 à 700 locomotives fret électriques ou hybrides.

L’originalité de ce plan réside paradoxalement dans son orientation résolument classique. Puisqu’il se fonde sur l’intérêt macro-économique des électrifications massives pour réduire leur coût. Au détriment des « nouvelles tractions » batteries ou hydrogène...

* La majorité du réseau ferré au sud de Londres est électrifiée en 0,75 kV continu par troisième rail latéral alors que le reste du réseau est équipée en 25 kV alternatif.

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