• Jean-François Bélanger

En AuRA, l’Ademe fait appel aux privés


Après avoir fait un point d’étape sur l’installation d’équipements et de bornes de recharge électriques dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les Syndicats d’Energie et l’Ademe, porteur du projet, souhaitent désormais associer les acteurs privés pour accélérer l’installation de ces équipements et coller à la croissance attendue des nouvelles énergies.

En Auvergne-Rhône-Alpes, le secteur des transports représente 35% des émissions de CO2 et 32% de la consommation d’énergie, alors que les voitures particulières représentent les deux tiers de la consommation d’énergie.

La réponse aux enjeux de la transition énergétique nécessite de développer des actions qui passent à la fois par l’amélioration de l’efficacité énergétique des différents modes de transports et le développement de nouvelles solutions de mobilités (autopartage, co-voiturage, vélo).

Le véhicule électrique s’inscrit parmi ces solutions à développer. En France, depuis le début de l’année 2020, 46 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont été vendus, soit une hausse de 76% par rapport à la même période l’an passé.

Les prévisions indiquent que le parc de véhicules électriques va être multiplié par cinq d’ici 2025. Cette croissance soutenue des ventes engendre de nouveaux besoins sur le plan des recharges.

8 millions d’investissements

Dès 2015, les pouvoirs publics ont mis en place dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir, le « Dispositif d’aide au déploiement d’Infrastructures de Recharge pour les Véhicules Électriques ou hybrides rechargeables ».

Il était destiné aux collectivités territoriales souhaitant installer des bornes de recharge publiques sur la voirie… Entre 2015 et l’été 2020, en Auvergne-Rhône-Alpes, sept syndicats départementaux de l’énergie ont signé avec l’Ademe des conventions, qui ont permis l’installation de 712 bornes de recharge, pour un montant total investi d’environ 8 M€.

Elles représentent 39% des 1 848 bornes de recharge régionales recensées sur l’espace public au 1er janvier 2020, et 13% des 14 433 bornes présentes sur l’espace public en France. Mais le maillage du territoire en bornes de recharge sur l’espace public reste encore insuffisant.

Appel aux opérateurs privés

De plus, on constate qu’il est inégal sur toute la Région avec de fortes disparités. C’est maintenant aux initiatives privées de venir le compléter et le renforcer, notamment sur les lieux d’habitation et de travail, où se font 94% des recharges.

Les acteurs privés (gestionnaires de parkings publics, grands et petits commerces, bailleurs sociaux, copropriétés, etc.) doivent donc s’engager dans un processus de développement de leurs propres infrastructures afin de permettre aux particuliers d’engager cette transition de mobilité électrique.

Pour l’Ademe, il est important que « la mobilité électrique soit une aventure collective et partagée, résultant tant des initiatives publiques que privées ».

Pour autant, l’Ademe continuera à promouvoir les mobilités alternatives à la voiture particulière, qu’elle soit active (vélo, marche à pieds) ou au travers des transports collectifs, et à encourager les pratiques de covoiturage et d’autopartage, notamment électriques.

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