• Michel Chlastacz

L’heure des comptes pour l’opération Alstom-Bombardier


Le 16 septembre 2020, Alstom Transport a annoncé la signature - conclue le jour même - du contrat d’acquisition avec Bombardier Inc et la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ) pour le rachat des activités ferroviaires du groupe canadien.

Avec 18% du capital de la nouvelle entité, CDPQ deviendra le premier actionnaire d’Alstom.

Alors que l’opération serait finalisée au premier trimestre de 2021, le prix d’acquisition a été révisé à la baisse, passant d’une fourchette initiale de 5,8 à 6,2 Mds€ à 5,5/5,9 Mds€.

Soit une réduction de l’ordre de 300 M€ qu’on peut lier à la cession de sites et d’activités qui a été exigée par la Commission européenne de la Concurrence afin d’approuver l’opération*.

Dès 2024-2025 la nouvelle entité générerait 400 M€ annuels de coûts de synergie grâce à la fusion-acquisition. Dont l’intérêt pour Alstom réside surtout dans une « présence géographique complémentaire qui élargira son assise commerciale dans des marchés-clés en croissance, de fortes complémentarités en matériels roulants [...] un portefeuille de produits complet et des ressources supplémentaires en R & D pour investir dans l’innovation intelligente et durable ».

* Les sites de construction de matériels régionaux de Berlin-Hennigsdorf en Allemagne (Bombardier) et de Reichshoffen (Alstom) en France, la part de Bombardier dans le consortium Zefiro avec Hitachi en Italie et certaines acticités de signalisation.