• Michel Chlastacz

Le Collectif "Oui aux trains de nuit" demande des ajustements et un autre effort


Les annonces gouvernementales en faveur de la réactivation d’ici à 2022 de certaines relations ferroviaires nocturnes (Paris-Tarbes/Hendaye et Paris-Nice) avec 100 M€ investis pour les matériels roulants dans le cadre du Plan de relance ne pouvaient que satisfaire le Collectif Oui au train de nuit.

Ce dernier voit bien évidemment dans ces premières décisions l’amorce d’une concrétisation de ses propres revendications. « Soutenues durant quatre ans et avec une pétition qui a recueilli plus de 195000 signatures », rappelle le 7 septembre 2020 un communiqué du Collectif.

Toutefois, il ne manquerait ici que quelques ajustements aux propositions du gouvernement pour « obtenir une interconnexion européenne à quelques kilomètres près » !

En prolongeant les lignes Paris-Cerbère (vers Port-Bou), Paris-Tarbes/Hendaye (vers Irun) et Paris-Nice (vers Vintimille) pour donner correspondance avec les services des réseaux ferrés des pays voisins.

En outre, l’« investissement reste trop timide pour réaliser le potentiel des trains de nuit », selon le Collectif, qui estime ce potentiel à 30 relations et 10 millions de voyageurs à l’horizon 2030.

Un réseau qui serait une véritable alternative à l’avion, mais qui nécessiterait - par acquisition et modernisation - un effort de 1,5 Md€ sur dix ans afin de « constituer un parc de 750 voitures-lits, voitures-couchettes et voitures à sièges inclinables ».