• Michel Chlastacz

Délais allongés et coûts explosés pour le RER londonien


Le 21 août 2020, Crossrail Ltd, l’entreprise chargée de la réalisation du futur RER londonien Crossrail (désormais rebaptisé « Elisabeth Line », ndlr.) a annoncé que la partie centrale de la ligne ne sera mise en service commercial qu’à la mi 2022, en raison notamment de la suspension partielle du chantier durant le pic de la pandémie Covid-19 et qui est pourtant en partie rattrapée.

Mais les délais de tests et d’essais des installations de signalisation et de sécurité comme ceux dévolus aux parcours à vide des rames restent incompressibles.

Ce qui, pour une opération qui avait été lancée en 2007, aboutit finalement à un retard de quatre années et qui se trouve assorti d’un surcoût supplémentaire de 450 M£, soit l’équivalent de 504 M€. Un ensemble de surcoûts successifs qui a fait passer l’investissement total de 14,8 à 18 Mds£ (plus de 20 Mds€).

Sans cette section centrale souterraine de 21 km, pas de ligne, puisque qu’elle se trouve au cœur du système de 117 km (40 gares desservies avec des branches vers l’aéroport d’Heathrow et Canary Wharf) qui interconnectera d‘Ouest en Est l’agglomération de Londres de Reading à Shenfield via les gares de Paddington et de Liverpool Street.

Le trafic attendu de plus de 500 000 voyageurs par jour sera assuré par les 65 nouvelles rames Bombardier Class 345 de neuf caisses qui se succéderont au rythme de 24 trains par heures et par sens dans la partie centrale.